Le diabète existe probablement depuis que l’homme existe, car aussi loin que nous puissions remonter dans l’histoire de l’humanitĂ©, nous semblons trouver des signes de l’existence du diabète jusqu’au temps de l’ancienne Égypte, soit plus de 2000 ans avant JĂ©sus-Christ.
Le mot diabète remonte Ă la civilisation grecque, particulièrement Ă Aretaeus qui donne le mot diabète. Ce mot signifie "passer Ă travers". Il faut prĂ©ciser que les mĂ©decins "de cette Ă©poque" pensaient qu’il existait un conduit entre le tube digestif et la vessie, ce qui pouvait expliquer pourquoi les diabĂ©tiques buvaient et urinaient tant. Il faut noter que les anciens mĂ©decins hindous dans les millĂ©naires prĂ©cĂ©dant JĂ©sus-Christ avaient dĂ©jĂ dĂ©crit cette maladie. Ainsi, ils notaient que lorsque les personnes urinaient beaucoup et qu’ils avaient des urines sucrĂ©es, il s’ensuivit une maladie incurable avec un fort taux de mortalitĂ©.
Les mĂ©decins hindous avaient notĂ© deux types de maladie avec des urines sucrĂ©es, l’une chez le jeune enfant qui Ă©tait rapidement mortelle et l’autre chez l’adulte obèse qui Ă©tait plus lentement mortelle.
Le nom de diabète mellitus remonte aux XVIe et XVIIe siècle lorsque le Dr Thomas Willis, mĂ©decin personnel du roi Charles II d’Angleterre, dĂ©crivit que l’urine diabĂ©tique ¨était merveilleusement sucrĂ©e comme si elle Ă©tait imprĂ©gnĂ©e de miel ou de sucre¨ et Ă ce moment il ajouta le nom de "diabète mellitus" Ă l’opposĂ© du diabète salĂ© compatible avec la maladie du diabète insipide qui apporte une grande quantitĂ© d’urine plutĂ´t salĂ©e.
Durant le XVIIIe siècle, les mĂ©decins s’aperçurent que les patients prĂ©sentant du diabète mellitus abaissaient leurs symptĂ´mes lorsqu’ils diminuaient leur consommation de sucre. DiffĂ©rentes diètes utilisĂ©es Ă cette Ă©poque permettaient de plus un amaigrissement. Ă€ la fin du 19ième siècle, les chercheurs se sont aperçus que c’Ă©tait la glande appelĂ©e pancrĂ©as qui Ă©tait responsable du contrĂ´le du sucre. Ils notèrent qu’en enlevant le pancrĂ©as des chiens, ceux-ci devenaient diabĂ©tiques. A partir de ce moment, les chercheurs se mirent Ă chercher cette molĂ©cule appelĂ©e "Insuline" qui Ă©tait responsable de la rĂ©gularisation du sucre au niveau sanguin.
Nous pouvons ĂŞtre fiers de nos chercheurs canadiens, FrĂ©dĂ©ric Grant Banting et Charles Herbert Best qui ont rĂ©ussi Ă isoler et Ă mettre au point une mĂ©thode de prĂ©paration des extraits pancrĂ©atiques, Ă la fois sĂ»re et efficace pour la production d’insuline. Cette prĂ©paration fut dĂ©couverte en 1921, cela leur a valu un prix Nobel.
Le 11 janvier 1922, de l’insuline fut injectĂ©e Ă LĂ©onard Thompson, un garçon de 14 ans en Ă©tat d’acidocĂ©tose et Ă l’article de la mort. A ce moment, l’insuline lui sauva la vie et depuis ce jour, des milliers d’ĂŞtres humains sont traitĂ©s Ă l’insuline pour contrĂ´ler le diabète. Ce fut une dĂ©couverte très importante pour les diabĂ©tiques de type 1 qui purent survivre Ă l’apparition de leur maladie.
Après l’apparition d’un traitement, le corps mĂ©dical s’est aperçu graduellement que les patients mouraient peu de problèmes d’acidocĂ©tose et de coma diabĂ©tique mais que des complications Ă long terme apparaissaient au niveau oculaire, au niveau rĂ©nal, au niveau cardio-vasculaire. Il faut noter que dans les annĂ©es 1940 Ă 1950, il y eut apparition de mĂ©dicaments antidiabĂ©tiques provenant de diffĂ©rents ancĂŞtres, des mĂ©dicaments sous forme de glyburide et de biguanide (voir la classe des glyburides et la classe des biguanides). Ces mĂ©dicaments ont bien Ă©voluĂ© depuis les annĂ©es 60.
Le corps mĂ©dical s’est vite rendu compte qu’il ne suffisait pas de contrĂ´ler l’acidocĂ©tose et le coma diabĂ©tique pour Ă©viter les complications. Graduellement, nous nous sommes aperçus qu’il faudrait normaliser idĂ©alement les glycĂ©mies chez tout patient diabĂ©tique pour Ă©viter les complications Ă long terme. Chez les diabĂ©tiques de type I, c’est en 1993 que cette preuve mĂ©dicale s’est faite grâce Ă une Ă©tude amĂ©ricaine qui a donnĂ© des rĂ©sultats fort concluants.