1916 La force tranquille
François Mitterrand, nĂ© ce jour Ă Jarnac (Charente), est un homme d’État français. Agent contractuel sous le RĂ©gime de Vichy, puis rĂ©sistant, il est onze fois ministre sous la IVe RĂ©publique. OpposĂ© au retour du gĂ©nĂ©ral de Gaulle, il affronte celui-ci au second tour de l’Ă©lection prĂ©sidentielle de 1965, qu’il perd. Il devient premier secrĂ©taire du jeune Parti socialiste en 1971. Candidat de l’Union de la gauche Ă la prĂ©sidentielle de 1974, il est battu par ValĂ©ry Giscard d’Estaing.
Elu président de la République française en 1981, il est contraint de nommer Jacques Chirac Premier ministre après la défaite de la gauche aux élections législatives, en 1986, il est néanmoins réélu deux ans plus tard. Il détient le record de longévité (14 ans) à la présidence de la République française.
Il obtient son baccalaurĂ©at en 1934 et dĂ©cide de s’inscrire aux FacultĂ©s des lettres et de droit de Paris. En 1943, il se rend Ă Londres, puis Ă Alger, oĂą il rencontre le gĂ©nĂ©ral de Gaulle, le gĂ©nĂ©ral Giraud et Pierre Mendès France. La rencontre fut âpre, De Gaulle demande Ă ce que les organisations de prisonniers fusionnent sous l’Ă©gide de M.R.P.G.D., seule condition pour recevoir matĂ©riel et argent. Mais Mitterrand refuse la tutelle du mouvement de Michel Cailliau. Finalement, De Gaulle accepte les conditions de François Mitterrand. En aoĂ»t 1944, Mitterrand participe Ă la libĂ©ration de Paris, oĂą il s’empare du siège du Commissariat gĂ©nĂ©ral aux prisonniers de guerre. Il est nommĂ© secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des prisonniers et des victimes de guerre. Puis, en octobre 1944, après avoir Ă©pousĂ© Danielle Gouze, il monte avec Jacques Foccart l’opĂ©ration Viacarage, dont l’objectif est la libĂ©ration des camps de prisonniers et de concentration.
En 1954, il est nommĂ© ministre de l’IntĂ©rieur dans le gouvernement Pierre Mendès France. Il est alors opposĂ© Ă l’indĂ©pendance de l’AlgĂ©rie. Ses tentatives de muter le gouverneur gĂ©nĂ©ral LĂ©onard et le directeur de la MosquĂ©e de Paris, puis d’augmenter le SMIG d’AlgĂ©rie, rencontrent l’hostilitĂ© des colons et de l’administration. En 1971, il est Ă©lu premier secrĂ©taire du parti socialiste. Au soir du 10 mai 1981, François Mitterrand est Ă©lu prĂ©sident de la RĂ©publique avec 51,76% des suffrages exprimĂ©s contre 48,24% Ă ValĂ©ry Giscard d’Estaing. Bien qu’il sache, depuis novembre 1981, qu’il est atteint d’un cancer de la prostate, il annonce sa candidature pour un second septennat le 22 mars 1988 au journal d’Antenne 2. L’information concernant ce cancer ne sera dĂ©voilĂ©e que lors de son hospitalisation au Val-de-Grâce en septembre 1992. Le 24 avril, François Mitterrand arrive nettement en tĂŞte de l’Ă©lection prĂ©sidentielle avec 34,11% des suffrages face Ă son Premier ministre et le chef de la majoritĂ© Jacques Chirac (19,96%).
Il meurt le 8 janvier 1996 des suites de son cancer dans son appartement de fonction.
1919 Le dernier empereur d’Iran
Mohammad Reza Shah Pahlavi, nĂ© le 26 octobre 1919 Ă TĂ©hĂ©ran est le dernier shah d’Iran qui rĂ©gna du 16 septembre 1941 au 11 fĂ©vrier 1979. Mohammad Reza succĂ©da Ă son père, Reza Shah, lorsque ce dernier fut contraint d’abdiquer en septembre 1941, peu après l’invasion anglo-soviĂ©tique. L’essor de la production pĂ©trolière au Moyen-Orient entraĂ®na sous son règne une crise internationale qui allait opposer le Premier ministre nationaliste Mossadegh et la Grande-Bretagne. AppuyĂ© par l’armĂ©e et les services secrets anglo-amĂ©ricains qui renversèrent Mossadegh, Mohammad Reza Pahlavi fut restaurĂ© sur le trĂ´ne après un bref exil en Italie. Si la politique volontariste du shah amĂ©liora considĂ©rablement le niveau de vie des Iraniens et permit au pays une modernisation rapide dans les annĂ©es 60 et 70, elle contribua Ă Ă©largir le fossĂ© Ă©conomique, social et culturel entre une Ă©lite fortement occidentalisĂ©e et une classe populaire sensible au conservatisme religieux. En 1978, de plus en plus critiquĂ©, le shah dut faire face Ă un soulèvement populaire (la RĂ©volution iranienne) qui s’accentua au fil des mois et d’oĂą Ă©mergèrent les fondamentalistes chiites inspirĂ©s par l’ayatollah Khomeini. Janvier 1979, le couple impĂ©rial s’envole pour l’Egypte oĂą ils sont attendus par le couple Sadate. Ce sera ensuite une longue traversĂ©e du dĂ©sert de pays en pays. Malade, le souverain dĂ©chu, qui est persona non grata aux Etas Uni,s Mexique et Panama, fera une brève escale chez le souverain alaouite pour s’en retourner en Egypte oĂą il dĂ©cèdera des suites d’une longue maladie le 27 juillet 1980. Le prĂ©sident Sadate lui offrira de grandioses funĂ©railles Ă celui qu’il a toujours considĂ©rĂ© comme un ami.