Le Midi Libre - evénement - Les regrets de Karim Younes

Edition du 24 Août 2019



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Mesures d’apaisement
Les regrets de Karim Younes
24 Août 2019

Karim Younes, le coordonnateur de l’Instance de dialogue et de médiation, qui poursuit ses consultations avec les partis politiques en rencontrant jeudi le président de Jil Djadid, n’apprécie pas les critiques, quelquefois acerbes, auxquelles il fait face. Il n’hésite plus à le dire haut et fort, comme cela a été le cas avant hier jeudi, lors d’une conférence de presse animée au siège de l’Instance.

Karim Younes estime avoir le mérite, lui et les personnalités de ce Panel, "d’avoir le courage d’aller chez le gouvernement, dans sa maison, pour lui dire que ‘tu dois partir’􀀀. "Qui a le courage ? De derrière Facebook, tout le monde peut le dire, sous pseudonyme. Nous, on est allé sur place, pour le dire au chef de l’Etat", a-t-il déclaré. Encore une fois, comme à chaque fois que son Panel est sujet à critiques, Karim Younes a rappelé que le chef de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, "s’était montré ‘compréhensif’ sur l’ensemble" des "mesures d’apaisement". "Sur six mesures demandées, il nous a dit qu’il ne devrait pas y avoir de souci particulier.

Concernant le départ du gouvernement, il a dit que le cas n’est pas facile", a-t-il rajouté. Dans un post Facebook, publié jeudi, il a dénoncé "les tenants du statut quo, -ils sont dans plusieurs secteurs d’activité étatiques-, tout autant que les jusqu’au-boutistes mettent toute leur énergie, à saborder cette initiative au lieu d’aider au dénouement de la crise". Il a regretté que "l’État n’ait pas encore tenu ses promesses, malgré les maints rappels, celles de mettre en oeuvre les mesures

d’apaisement convenues pour instaurer un climat propice à l’ouverture du chantier du dialogue". "Notre objectif n’a pas été compris ou seulement partiellement. C’est regrettable. Car, malheureusement, les objecteurs de conscience, les redresseurs de torts ne raisonnent (ou même pas), qu’en fonction de leur vision avérée étroite, limitée et centrée sur l’image qu’ils désirent renvoyer, afin de séduire un lectorat parfois peu scrupuleux, en attente de polémique", a-t-il écrit.

Par : CHAHINE ASTOUATI

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