Le Midi Libre - evénement - Augmentation des importations algériennes

Edition du 10 Fevrier 2019



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Malgré les nombreuses restrictions
Augmentation des importations algériennes
10 Fevrier 2019

Le déficit commercial de l’Algérie s’est chiffré à 5,03 milliards de dollars en 2018, contre un déficit de 10,87 milliards de dollars en 2017, soit une baisse de 5,84 milliards de dollars (-53,73 %), selon les chiffres des Douanes, publiés hier vial’agence officielle.

En 2018, les exportations ont grimpé à 41,168 milliards de dollars contre35,191 milliards en 2017, soit unehausse de 5,977 milliards usd (+16,98 %),précise le Centre national des transmissions et du système d’information desDouanes (CNTSID) dans ses données provisoires.Quant aux importations, elles se sontétablies à 46,197 milliards usd en 2018contre 46,059 milliards usd en 2017, soitune hausse de 138 millions de dollars(+0,3 %). Les exportations ont assuré lacouverture des importations à hauteur de89 % contre 76 % à la même période del’année 2017.

Surtaxation des produits importés

Les jus, boissons gazeuses et eaux minérales importés sont soumis, depuisfin janvier, à un droit additionnel provisoirede sauvegarde (Daps) de 70 %.Cette mesure, qui selon le gouvernementvise à protéger et promouvoir la productionnationale et à préserver les réserves dechanges du pays en limitant les importations,n’a pas que de bons côtés, selon AliHamani, président de l’Association desproducteurs algériens de boissons (Apab),qui redoute que des répercussions sur les exportations algériennes. "Puisque nous avons des perspectives d’exportation en matière de jus de fruits et d’eaux, s’il y a un Daps, nous avons des craintes à ce qu’il y ait l’application de laréciprocité de la part d’autres pays vis-à-vis de nos produits", s’inquiète M. Hamani dans une déclaration à TSA, ce samedi 9 février.

Cette réciprocité serait d’autant plus dommageable aux producteurs algériens de boissons, qui exportent vers l’Europe où leurs produits importés contenant des intrants agricoles sont déjà pénalisés par une taxe supplémentaires, selon M. Hamani. "C’est pour cela que nous avons dit qu’en matière de droits additionnels, il faut faire très attention aux exportations", rappellet- il. Le président de l’Apab souhaite égalementéviter que la protection de la production locale n’ait des effets néfastes sur la qualité,la disponibilité ou les prix des produits de consommation. "Il faudrait que les entreprises s’engagent à ce qu’il y ait unproduit de qualité, qui réponde aux normes.Il faudrait que ça soit des produits disponibles à tout moment et il ne faudrait pas non plus que les entreprises algériennesprofitent de l’application du Dapspour augmenter leurs prix", met-t-il engarde.Selon M. Hamani, les membres de l’Apabsont "satisfaits à 70 %"de la liste des produits soumis au

Daps. "Globalement, ilsont pris compte de nos propositions, mais il nous reste encore à affiner un certain nombre de sous-positions", a-t-il expliqué. Certains intrants entrant dans la production de boissons restent soumis aux droits supplémentaires, problème sur lequel l’association travaille actuellement en "affinantun certain nombre de sous-positions", ajoute-t-il. "Je pense que d’ici la semaine prochaine nous allons affiner toutes les sous-positionstouchées et saisir le ministère du Commerce", explique M. Hamani, en mettant des réserves quant à la réalité de la disponibilité de certains intrants dont la production locale est protégée par le Daps. "Il faut dire aussi qu’ils ont dit que certains produits sont disponibles.

Nous allons leur demander les adresses de ces fournisseurs parce que pour dire que tel produitexiste, il faut qu’il réponde aux critères techniques et de qualité. Il y a desréférences sur lesquelles nous sommes obligés de faire très attention", a-t-il expliqué. La bière locale face à la "concurrence déloyale" des bières importées La bière d’importation n’a pas été soumise au Daps, selon M. Hamani qui regrette cette omission alors que son association avait demandé l’application de la taxe additionnelle sur ce produit. "Nous avons donné un dossier complet sur le niveau de production, les importations, les capacités utilisées et nous avons demandé à ce qu’il y ait une application du

Daps sur la bière puisque nous avons constaté que les bières importées ne sont pas des produits de qualité", détaille M.Hamani, en affirmant que la bière localefait face à une "concurrence déloyale" de la part des bières importées. Les brasseurs installés en Algérie sont capables de couvrir la demande nationale en bière, assure Ali Hamani. "Toutes les marques internationales sontfabriquées en Algérie. Les capacités utilisées(des brasseries) tournent autour de 60 %, nous pouvons donc faire face à toutedemande supplémentaire en bière".

Par : R. N.

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