Le Midi Libre - La 24 - Le qatar répond à amnesty

Edition du 7 Fevrier 2019



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Conditions des travailleurs migrants
Le qatar répond à amnesty
7 Fevrier 2019

Le Qatar s’est engagé hier à parachever une réforme du code du travail destinée à améliorerles conditions des travailleurs migrants, enréponse aux doutes exprimées par AmnestyInternational.Mardi, l’ONG de défense des droits humains aestimé que le Qatar risquait de ne pas tenir sespromesses d’amélioration des conditions decentaines de

milliers de travailleurs immigrésavant le début du Mondial de football prévu dansl’émirat en 2022.Dans un rapport, Amnesty a relevé que malgrédes "réformes naissantes", les conditions de vieet de travail pour "de nombreux travailleursimmigrés au Qatar restent difficiles"."Le Qatar comprend que des changements sont nécessaires et reste déterminé à les mettre en oeuvre le plus rapidement possible, tout en veillantà ce qu’ils soient efficaces et adaptés auxconditions de notre marché du travail", a réagimardi dans un communiqué le gouvernementqatari. "Un changement efficace et durable prenddu temps et c’est ce à quoi nous nous sommesengagés",

ont précisé les autorités. Amnesty aappelé le Qatar à renforcer et faire respecter les lois sociales, à augmenter le salaire minimum des travailleurs immigrés et à faire cesser la pratiquede certains employeurs qui retiennent les passeports de leurs salariés. L’ONG plaide pour qu’un terme soit véritablement mis à ce système,de "kafala", ou parrainage, qui met les travailleurs étrangers à la merci de leurs employeurs. Malgré les promesses de Doha, cette pratique, qui réduit les chances des salariés de changer d’emploi ou de quitter le pays, reste en place,, selon Amnesty. L’ONG a aussi plaidé pour une meilleure protection des quelque 175.000 employés domestiques. Riche émirat gazier,

le Qatar a été contraint, sous la pression internationale, à des réformes telles que l’instauration d’un salaire minimum ou l’abolition partielle du visa de sortie qui obligeait les travailleurs migrants à obtenir l’autorisation de leurs patrons pour quitter le pays.Il a aussi accepté en 2017 de travailler plus étroitement avec l’Organisation internationale du trav il (OIT) qui dispose maintenant d’un bureau à Doha.


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