La Chambre pĂ©nale près la Cour de justice de Boumerdes a reportĂ©, mercredi, au 9 fĂ©vrier prochain, le procès en appel de l’ancien directeur gĂ©nĂ©ral de la SĂ»retĂ© nationale (dGSN), Abdelghani Hamel, de son fils et d’anciens walis et ex-cadres de la wilaya de Tipasa,
poursuivis pour "dĂ©tournement de foncier agricole" et "trafic d’influence ". Le report du procès dans cette affaire, rouverte après un pourvoi en cassation interjetĂ© auprès de la Cour suprĂŞme, intervient Ă la demande des accusĂ©s, qui ont avancĂ© l’absence du collectif de dĂ©fense, en grève depuis dimanche dernier. Ce procès en appel a connu plusieurs reports. Il a Ă©tĂ© inscrit au rĂ´le une première fois le 22 septembre dernier, avant d’ĂŞtre reportĂ© successivement au 27 octobre dernier, puis au 24 novembre, au 15 dĂ©cembre et au 19 janvier (aujourd’hui), pour ĂŞtre de nouveau reportĂ© pour le 9 fĂ©vrier prochain. Le tribunal de première instance de Boumerdes avait rendu le 4 juin 2020 son verdict dans cette affaire, en condamnant l’ancien dGSN, Abdelghani Hamel et l’ancien wali de Tipasa Moussa Ghelai Ă douze ans
(12 ans) de prison ferme. Il a, Ă©galement, confirmĂ© la peine de 10 ans de prison ferme contre chacun des ex-walis de Tipasa, Kadi Abdelkader et Layadi Mustapha, ainsi que la peine de trois (3) ans de prison ferme contre Chafik Hamel (fils de l’ancien dGSN) et Salim djai djai, ex-chef de la sĂ»retĂ© de wilaya de Tipasa. La mĂŞme juridiction a condamnĂ©, dans le cadre de la mĂŞme affaire, Ă 4 ans de prison avec sursis l’ancien ministre des Finances, Hadji Baba Ammi, et Ă 5 ans de prison ferme l’ancien directeur des domaines de Tipasa, Ali Bouamrane. Une peine de deux (2) ans de prison ferme a Ă©tĂ© prononcĂ©e contre l’ancien directeur de l’Industrie et des mines de Tipasa, Haddou Abderrezak, et l’ancien Conservateur foncier de KolĂ©a, Mohamed Bouamama, outre une annĂ©e ferme contre l’investisseur privĂ© Zerad Abdelhakim. L’ancien directeur gĂ©nĂ©ral des domaines, Kheznadji djamel, citĂ© dans cette affaire, a Ă©tĂ© acquittĂ©. Les accusĂ©s dans cette affaire sont poursuivis pour plusieurs chefs d’accusation, notamment "dĂ©tournement de foncier agricole", "abus de fonction", "trafic d’influence", et "bĂ©nĂ©fice du pouvoir et de l’influence des agents de l’Ă©tat Ă l’effet d’augmenter les prix et modifier la qualitĂ© des matĂ©riaux, des services et des dĂ©lais de livraison".