Tous les moyens seront mis Ă disposition dans le cadre du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme, notamment Ă travers la Cellule de traitement du renseignement financier (CTRF)...
C’est ce qu’a indiquĂ©, hier Ă Alger, le ministre des Finances, Aimene Benabderrahmane. Lors de la cĂ©rĂ©monie d’installation des nouveaux membres de la CTRF, le ministre a fait savoir que "l’AlgĂ©rie ira toujours de l’avant s’agissant de renforcer son dispositif lĂ©gal ou rĂ©glementaire ainsi qu’en termes de mise Ă disposition des moyens idoines Ă la CTRF". Il a ainsi soulignĂ© que l’objectif de son dĂ©partement est de "s’arrimer aux standards internationaux permettant Ă l’AlgĂ©rie de se maintenir de façon pĂ©renne en haut des classifications internationales en terme de lutte contre les diffĂ©rents flĂ©aux financiers".
"Parmi ses mission, la CTRF rĂ©alise des Ă©valuations et des rapports rĂ©guliers sur le niveau de mise en oeuvre des rĂ©formes nĂ©cessaires en terme de lutte contre les infractions Ă la lĂ©gislation financière dans le cadre de l’amĂ©lioration de la gouvernance", a soulignĂ© le ministre. Selon lui, le rĂ´le de la CTRF intègre Ă©galement l’information financière notamment au niveau du blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme "qui deviennent des crimes complexes du fait de l’avancement technologique et les technologies de l’information et de la communication ainsi que la mondialisation qui a contribuĂ© au dĂ©veloppement des bandescriminelles transfrontalières".
Par ailleurs, M. Benabderrahmane a rappelĂ© que "l’AlgĂ©rie est l’un des rares pays Ă rĂ©unir l’ensemble des dispositifs", ajoutant que "les systèmes bancaire et financier nationaux sont parfaitement adaptĂ© Ă la lutte contre le blanchiment de capitaux quel que soit sa forme". "L’AlgĂ©rie a Ă©tĂ© l’initiatrice de la criminalisation de certains types de courants de malversation qui proviennent du terrorisme et des activitĂ©s similaires. L’AlgĂ©rie n’a jamais baissĂ© les bras dans le cadre de la lutte contre ce flĂ©au", a-t-il insistĂ©. PrĂ©sent Ă cette cĂ©rĂ©monie, le prĂ©sident de la CTRF, Sid-Ahmed Saidi, a fait savoir que plusieurs dĂ©fis attendent les nouveaux membres de cet organe qui reçoit plus de 1.700 dĂ©clarations de soupçon par an. Au niveau national, il s’agit, selon M. Saidi, de travailler Ă la modernisation des capacitĂ©s de la CTRF "et du lancement du grand chantier de la tĂ©lĂ©-dĂ©claration et de l’adaptation de la rĂ©glementation en consĂ©quence". Au niveau international, il s’agit pour la CTRF de permettre Ă l’AlgĂ©rie en 2022 "d’ĂŞtre au rendez-vous de l’Ă©valuation dont fera l’objet le pays concernant l’efficacitĂ© de son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux, contre le financement du terrorisme et contre le financement de la prolifĂ©ration des armes de destruction
massive". Dans ce cadre, le mĂŞme responsable a estimĂ© "nĂ©cessaire que les capacitĂ©s humaines et techniques de la CTRF soient dĂ©veloppĂ©es". Pour rappel, l’AlgĂ©rie fera l’objet, en 2022, d’une Ă©valuation de sa politique nationale de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorismepar le Groupe d’action financière (Gafi) et par le Groupe d’action financière du (Gafimoan). En 2009, l’Ă©valuation avait conclu Ă la conformitĂ© de la politique de l’AlgĂ©rie aux normes internationales, aux conventions internationales et aux recommandations du Gafi ainsi qu’aux rĂ©solutions du Conseil de sĂ©curitĂ© de l’Onu. En 2013, la CTRF a adhĂ©rĂ© au groupe Egmont qui regroupe les cellules de renseignement financier de 138 pays afin de favoriser un meilleur Ă©change de renseignements financiers. A noter que cette cĂ©rĂ©monie a Ă©galement vu la prĂ©sence de la directrice gĂ©nĂ©rale des impĂ´ts, Amel Abdellatif, du directeur gĂ©nĂ©ral du TrĂ©sor, Fayçal Tadinit, du directeur gĂ©nĂ©ral des Douanes, Noureddine Khaldi et du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ministère des Finances, Brahim Djamel Kessali