Le Midi Libre - evénement - "Poser les jalons de la démocratie participative pour le développement économique"

Edition du 20 Octobre 2021



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Réda tir, président du cnese, au forum de Beur tv et Midi Libre
"Poser les jalons de la démocratie participative pour le développement économique"
20 Octobre 2021

Le président du Cnese a longuement abordé les difficultés et les préoccupations des opérateurs économiques algériens, tous secteurs économiques confondus.

Ainsi, le Cnese a montré sa disponibilité à contribuer activement et efficacement à rechercher les voies et moyens nécessaires pour débroussailler la situation économique et sociale du pays, tout en favorisant toute initiative visant à rendre l’environnement plus propre et l’air moins pollué. Il s’agit, en fait, de relancer l’économie nationale tout en excellant dans le chemin de sa diversification afin de mieux encourager l’ère de l’aprèspétrole et les exportations hors hydrocarbures. Avec plus de 200 membres permanents et actifs du Cnese, actuellement, des résultats probants et positifs sont attendus de leur part par les experts et l’opinion publique. Avec d’autres intervenants membre du Cnese présents à cette conférence, tels que Djamel Guidoum, Boudissa et autres, M. Tir a l’intention de travailler inlassablement et avec ténacité afin de répondre aux aspirations du peuple et du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a installé ces deux membres du Cnese dans l’optique de disséquer les principaux problèmes économiques et sociaux, ainsi que les entraves bureaucratiques qu atténuent le développement durable.

Privilégier la concertation et le dialogue

A chaque fois qu’il y a des problèmes, les gens recourent aux manifestations et aux grèves. Nous, au Conseil économique et social et environnemental, nous privilégions la négociation et le dialogue pour trouver des solutions adéquates. La restructuration du Cnese a pour objet, notamment, de nous conférer plus de liberté et de transparence dans nos missions d’analyse et d’étude de la situation politique, économique et sociale du pays. Le Cnese a un rôle prépondérant dans les consultations et l’orientation de l’économie nationale et la stratégie sociale des pouvoirs publics en quête de mener à bien la tâche de freinage des inégalités sociales et des disparités régionales, ainsi que l’arrêt opportun de détérioration du pouvoir d’achat des citoyens et la lutte contre l’inflation. M. Tir a reconnu que le Cnese doit agir en vertu des articles 209 et 210 de la Constitution, préconisant un développement équitable et soutenu. Pour le président du Cnese, l’important consiste à prévenir les tensions sociales en dialoguant mieux avec les syndicats dans l’esprit du règlement pacifique et équitable des conflits et des différends. Vers une démocratie participative "Nous nous réjouissons de l’indépendance accrue obtenue récemment par le Cnese, sachant que l’autonomie réelle et la liberté d’entreprendre sont indispensables pour instaurer une démocratie directe, comme c’est le cas dans les pays européens à tradition d’exercice démocratique du pouvoir", a t-il dit.

Il ajoute que l’institution qu’il dirige a opté pour la démocratie participative, mais en souhaitant avoir tous les outils nécessaires pour l’accomplissement de cette noble mission indépendante du gouvernement et dotée de prérogatives pour mieux cerner la problématique sociale. Tir fait allusion aux fondements de la démocratie directe basée sur les référendums et les initiatives populaires. Le conférencier a précisé que l’état apour vocation essentielle d’assurer la démocratie représentative tandis que le Cnese se charge principalement de créer et matérialiser la démocratie participative en toute liberté et sans complaisance. "La démocratie participative est la troisième chambre ou assemblée nationale connue mondialement", a-t-il affirmé. "Cela confère aux conseillers du gouvernement une source d’inspiration et une force économique, car ils sont tenus de concocter une stratégie purement économique sans apologie aucune et sans aucune utopie", a souligné M. Tir qui se montre plus pragmatique. Aussi, les conseillers gouvernementaux et les membres de la Chambre haute et la Chambre basse du Parlement, selon Tir, doivent s’imprégner des recommandations des membres du Cnese. Plaidoyer pour un environnement plus sain Concernant le volet environnemental,

Tir a déclaré que le gouvernement attend beaucoup des instructions et bilans des membres du Cnese afin d’améliorer l’environnement dans lequel nous vivons en pleine dégradation depuis des années. Allusion faite à l’indispensable travail de nettoyage et de dépollution de nos villes qui doivent être plus propres et plus conviviales. Ainsi, le message prôné par le président du Cnese a trait à la protection de l’environnement et la contribution active et efficace des pouvoirs publics et de la population. En effet, ce phénomène de la pollutio de l’environnement mène inéluctablement vers des répercussions et problèmes plus complexes et inextricables du point de vue santé publique. Les conclusions de la Conférence au sommet de COP 26, qui s’est tenue en Grande-Bretagne, nous aident à mieux cerner l’enjeu de la politique environnementale et de ses risques d’insalubrité au cas où les travaux de dépollution ne sont pas réalisés convenablement en dehors des normes internationales.

"Nous avons pris nos dispositions pour prendre en charge méthodiquement les problèmes inhérents à l’environnement, car l’inaction et l’inertie nous ont menés et nous mènent directement à une pollution critique et préjudiciable pour la santé de tous les citoyens", a mis en garde M. Tir. Ce dernier veut dire, en filigrane, que si l’environnement tend à se dégrader encore plus, hélas, cela signifie qu’il existe une démobilisation sociale et des incuries et négligences au niveau de l’état. En d’autres termes, M. Tir recommande solennellement et ouvertement de préserver l’environnement, la mer et les océans ainsi que l’immense Sahara de toute forme de pollution et de saletés. "Nous voulons absolument relever le défi sur le plan de l’environnement et réussir le pari de dépollution en ce sens que nous avons au sein du Cnes d’éminents experts algériens compétents et spécialisés en matière de protection de l’environnement venant des cin continents." Les "200 membres et moi sommes déterminés à travailler avec ténacité et entrain pour le bien de l’Algérie", a encore précisé Tir.

Par : AMAR AOUIMER

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