Le Midi Libre - evénement - Tebboune en quête d’efficacité

Edition du 23 Fevrier 2021



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Remaniement ministériel
Tebboune en quête d’efficacité
23 Fevrier 2021

Si le départ de certains ministres était très attendu, il en a été autrement pour d’autres dont le départ a été une surprise.

Comme il l’avait annoncé jeudi dernier dans un discours à la nation le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a opéré, avant-hier soir dimanche, un remaniement ministériel. Ainsi de nouvelles figures ont fait leur entrée dans le gouvernement alors que d’autres l’ont quitté. Pas moins de sept ministres ont été "débarqués" de l’exécutif. Il s’agit en effet de Ferhat Aït Ali (ministre de l’Industrie), Arezki Berraki (ministre des Ressources en eau) Farouk Chiali (ministre des Travaux publics), Abdelmadjid Attar (ministre de l’Énergie),

Nassira Benharrats (ministre de l’Environnement), Mohamed Hamidou (ministre du Tourisme), Youcef Sehairi, (secrétaire d’État en charge de l’Industrie cinématographique). Si le départ de certains ministres était très attendu, il en a été autrement pour d’autres dont le départ a été une surprise. Ainsi le Président Tebboune n’a pas renouvelé sa confiance à Ferhat Aït Ali, le désormais ancien ministre de l’Industrie. Le départ de ce dernier était très prévisible, eu égard aux controverses suscitées notamment sur l’épineux dossier de l’automobile. Une gestion jugée "hasardeuse" par certains qui ne l’ont pas ménagé par leurs critiques. Il était dès lors évident pour beaucoup d’observateurs que Ferhat Aït Ali allait faire les frais du remaniement ministériel annoncé.

Par contre le "limogeage" de Abdelmadjid Attar, ministre en charge du portefeuille de l’Énergie, a été une véritable surprise. Ce d’autant que cet ancien ministre et ancien P.-dg de la Sonatrach n’a intégré le gouvernement qu’au mois de juillet dernier. Autant dire qu’il s’agit d’un véritable camouflet pour cet expert en Énergie qui, durant la brève période où il a été ministre, s’est distingué par des déclarations publiques tonitruantes dont celle ou il a désavoué publiquement le P.-dg de Sonelgaz. Dans ce remaniement ministériel, le Président Tebboune a nommé Tarek Belaribi au poste de ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville en remplacement de Kamal Nasri nommé, lui, au poste de ministre des Travaux publics et des Transports. Il est à noter que ces deux secteurs les travaux publics et les transports ont été réunis en un seul département ministériel. Tarek Belaribi occupait jusque-là les fonctions de directeur général de l’AADL. D’anciens ministres ont fait leur retour au gouvernement. Il s’agit ainsi de Dalila Boudjemaâ, ministre de l’Environnement et Mohamed- Ali Boughazi, ministre du Tourisme, de l’Artisanat et du Travail familial.

Boughazi, un ancien cadre du mouvement Enahda, a occupé auparavant un poste ministériel dans un des gouvernements de l’ancien Président Bouteflika avant qu’il ne soit nommé à la présidence de la République en tant que conseiller. Il en a été de même pour Dalila Boudjemaâ qui a ,ccupé le même poste dans le gouvernement Sellal. "En vertu de ce remaniement ministériel, le président de la République a décidé de réduire le nombre des départements ministériels et de se focaliser sur l’efficacité sur le terrain par l’implication de nouvelles compétences" a indiqué le communiqué de la présidence de la République. En effet, il y a moins de ministres dans le nouveau gouvernement. Maintenant d’aucuns s’interrogent, à juste titre, sur ce que pourront faire les nouveaux ministres dans cette brève période. Car, après les élections législatives qui auront lieu probablement dans trois mois, l’on nommera un nouveau gouvernement.

Par : KAMAL HAMED

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