Le Midi Libre - evénement - "Je voulais rencontrer Gaïd Salah"

Edition du 14 Mai 2019



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Abderazak Makri, président du msp :
"Je voulais rencontrer Gaïd Salah"
14 Mai 2019

Invité hier du forum d’El Moudjahidle président du mouvement de lasociété pour la paix (MSP),Abderrazak Makri, est notammentrevenu sur ses discussions avec SaïdBouteflika

l’été dernier. Interpellé parles journalistes, Makri a tenu à apporter des précisions sur cet épisode qui afait couler beaucoup d’encre. Al’époque le MSP a présenté une initiativepolitique qui ambitionnait de réaliserun consensus politique."L’initiative du consensus nationalétait publique et devait être discutéeentre le pouvoir et l’opposition. Nousnous sommes donc adressés au pouvoir,représenté par la présidence dela République. La présidence a chargéSaïd Bouteflika en sa qualité deconseiller du Président. Personne nepeut dire que cette fonction n’est paspolitique ou n’est pas une fonction desouveraineté.

Nous nous sommesadressés à Abdelaziz Bouteflika etnous avons déposé l’initiative avec unbordereau d’envoi avec cachet et date.Nous avons déposé l’initiative à laprésidence et celle-ci a répondu. Unefois ils ont chargé Louh, une foisMessahel et une fois le conseiller duPrésident. Nous traitons avec une institutionet publiquement. Notre rencontrea eu lieu au sein de la présidencede la République", a détailléMakri. Parmi les conditions qu’il dit avoir posées, celle d’informer l’institutionmilitaire. "Nous étions dans une institutionde l’État protégée par l’institutionmilitaire. Durant nos discussions,nos conditions étaient claires. La première,était que l’institution militaire soit informée de ce qui se passait.

J’aimême exigé de Saïd Bouteflika à ce que je rencontre personnellement Gaïd-Salah pour que je l’entende direde vive voix s’il était d’accord ou pasavec cette initiative. Nous voulionsrencontrer l’institution militaire à traversla présidence pour que les chosesse fassent légalement et dans la transparence",a assuré Abderrazak Makriqui dit ne pas vouloir entrer dans une"guerre de clans". "Nous ne voulonspas entrer dans la guerre des clans,c’est ce que nous avons dit au seinmême de la présidence. Si noussommes dans un État, dans une institutionde souveraineté, tout est enregistréet ce serait bien de rendrepublic ce qui s’est dit entre moi et leconseiller du Président.

Nous avonsun projet pour l’intérêt de notre pays.Nous savions que les guerres de clansvont détruire le pays. Nous avionsappelé à ce que les Algériens soient d’accord et non à ce qu’ils soient divisés",a-t-il ajouté.Le président du MSP assure aussi qu’il a tenu à ce que rien ne soit entreprissans l’accord des autres partis del’opposition. "Nous avions dit qu’onne pouvait pas marcher dans un projetde consensus national, même à traversle report (de l’élection présidentiellendlr), sauf si l’opposition était d’accord. Quand on a vu qu’il y avait unecertaine acceptation, nous sommesallés voir l’opposition, dont Benflis,Tabou, Abdallah Djaballah, TaharBenbaibèche, Mohcine Belabbas. Jeles ai vus aux sièges de leurs partis etje les ai informés de la teneur des discussions que nous avions eues avec laprésidence."

Par : RAYAN NASSIM

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