Le Midi Libre - evénement - Un scrutin en péril

Edition du 16 Avril 2019



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Des maires refusent l’organisation de l’élection présidentielle
Un scrutin en péril
16 Avril 2019

Les maires de Béjaïa et ceux de Tizi- Ouzou ont déclaré leur refus d’organiserl’élection du 4 juillet. Ils appellent leurspairs des autres communes à les rejoindredans ce mouvement.

Ce sont les 8 maires de Béjaïa qui ontnoté dans une lettre adressée au wali dela ville "leur refus d’organiser le scrutindu 4 juillet". Le P/APC de Tinebdar de lamême région a révélé pour sa part sur sapage Facebook que "le bureau de votesera fermé le 4 juillet prochain" et designifier dans son message : "On est avec le peuple algérien. On est pour le développementde notre commune mais les élections c’est non".

Pour leur part, lesélus de Tizi-Ouzou ont emboîté le pas àleurs collègues en refusant d’apporter un, quelconque soutien pour l’élection présidentielleprévue à cet effet. C’est l’élu dela commune de Yakouren qui s’est distinguépar une réponse sèche au wali oùil précise qu’"en tant que maire, je ne procéderais pas à la révision ni à la préparationdes élections prévues le 4 juilletpar respect à la volonté populaire dont jetiens ma légitimité". Ainsi le mouvementdéclenché par les élus de la Kabylie a étésuivie également par une campagne deboycott des 37 maires du

RCD qui euxne veulent pas entendre d’un quelconque scrutin organisé par l’équipe de Bedoui. C’est un précédent qui risque d’entraînerdans son sillage un vaste mouvement de boycott des élections par les autres élus àl’échelle nationale. Une situation qui va mettre dans l’embarras le gouvernement Bedoui et le Président par intérim Bensalah qui ne bénéficient pas de capital de sympathie par la société civile. Des représentants du mouvement associatif dont des ligues de droits de l’Homme prévoient dans les jours qui suivent leur position par rapport au scrutin du 4 juillet

dont on parle déjà dans les coulisses que ces derniers vont conduire à une campagne de boycott. Rappelons à ce titre que le mouvement de magistrats descours a été unanime dans son initiative de refuser tout contrôle de l’élection prés i d e n t i e l l e estimant que ce vote ne reflète en rien les revendications populaires et la volonté de procéder à un changement radical. L’exécutif de Bedoui qui espérait abattre la carte électorale qui justifierait à ses,yeux une sortie de crise, essuie un refus total de tout le bloc de l’opposition. Lesobservateurs prévoient que ce gouvernementne tiendra pas longtemps face à la vague de contestation qui l’a placé dans une vraie impasse.

Par : FAYÇAL ABDELGHANI

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