Le Midi Libre - evénement - Vers son intégration dans les centres anti-cancer

Edition du 17 Fevrier 2019



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L’immunothérapie en Algérie
Vers son intégration dans les centres anti-cancer
17 Fevrier 2019

Le président de la Société algérienne de formation et de recherche en oncologie (Safro), le professeur Adda Bounedjar a annoncé l’intégration "prochaine" del’immunothérapie au sein descentres anti-cancer en Algérie.

Cette grande nouvelle fait suite à l’adoption, par le ministère de laSanté, de la Population et de laRéforme hospitalière de ce type de traitement."Tromper la cellule cancéreuse et détruire
la tumeur en stimulant l’appareil immunitaire,c’est ainsi que l’immunothérapie aprouvé son efficacité contre certains typesde cancer à l’instar du cancer du poumon,de la peau, ou encore celui du sein à conditionde garantir un suivi et un

contrôlecorrects pour le patient afin d’éviter touteffet secondaire, mais tout en gardant, bienentendu, la chimiothérapie et la radiothérapie",a précisé le professeur Bounedjar lorsd’une rencontre placée sous le thème "Laroute vers l’oncologie: rencontrer le futur",tenue vendredi à Alger.Aussi, le même responsable a fait savoirque "cette nouvelle thérapie revient à120.000 euros par patient, et exige unsuivi au niveau des services hospitaliersauprès des spécialistes, si l’on veut garantirla guérison et rationaliser lesdépenses". Quant à la prescription demédicaments issus de la biotechnologie, lechef de service d’oncologie au Centre anticancer de Sétif, le professeur HocineAdlane

Dib a indiqué que les médicaments intégrés ces dernières années "requièrent un bon suivi par le malade afin d’éviter les effets secondaires qui apparaissent notamment lors de la première semaine", ajoutant que l’efficacité de ces médicaments "est visible au bout de trois (3) ans". Abondant dans le même sens, la chef de service d’oncologie au CAC de Blida, Pr Farida Smaili a préconisé "la prescription de ce type de thérapie essentiellement pour les cas métastasiques", plaidant pour le lancement d’une étude spéciale sur les types innovants pour s’enquérir d’abord deleurs résultats sur les malades en Algérie, avant d’en effectuer une évaluation.

L’immunothérapie donne un résultat durable chez 25 % des patients

L’analyse de 19 essais cliniques testant l’efficacité de traitements du cancer par immunothérapie montre que ce nouvel arsenal thérapeutique donne des résultats durables chez 25 % des patients en moyenne, a indiqué vendredi l’InstitutCurie. Les médicaments d’immunothérapie, quicherchent à déclencher une réponse immunitairedu corps contre les cellules cancéreuses,ont bouleversé la prise en chargedes cancers depuis quelques années. Maisils ne sont souvent efficaces que chez un minorité de patients, avec de fortes disparités d’un type de cancer à l’autre.

"Nous avons cherché à quantifier la proportionde patients qui répondent de façon durable aux traitements par inhibiteur depoint de contrôle immunitaire et à la comparer avec d’autres familles de médicaments", expliquent des chercheurs de l’Institut Curie et d’autres centres français de recherche sur le cancer, dans un article publié dans la revue JCO Precision Oncology. L’immunothérapie par inhibiteur de point de contrôle (ou checkpoint) fait appel à des anticorps qui bloquent les points de régulation du système immunitaire,utilisés par la tumeur pour échapperaux défenses de l’organisme.

Les chercheurs définissent une "réponse durable au traitement" comme le fait d’avoir une durée de survie sans progression du cancer plus de trois fois supérieure à la durée médiane de survie sans progression du cancer de l’ensemble des patients. Le passage en revue de 19 études internationalesmenées sur 11.640 patients atteints par différents types de cancers montre que 25 % des patients traités par immunothérapie ont présenté cette "réponse durable", contre seulement 11 % chez ceux qui ont reçu une autre famille de traitements (chimiothérapie ou thérapie ciblée). Selon les études analysées, la proportion de réponse prolongée à l’immunothérapie variait entre 12 % et 39 %, a précisé à l’AFP Christophe Le Tourneau, cancérologue responsable des essais cliniques précoces à l’Institut Curie. Parmi les patients traités par immunothérapie, 30 % ont par ailleurs eu une survie globale plus de deux fois plus longue que la moyenne de tous les patients, contre 23 % chez ceux traités par d’autres médicaments.

"Ces travaux soulignent également que plus l’immunothérapie est donnée tôt, plus la probabilité d’avoir une réponse prolongée est élevée", ce qui confirme "l’intérêt des médecins à prescrire l’immunothérapie à des stades plus précoces de cancers", note l’Institut Curie. Ces résultats pourront servir de référence à la communauté scientifique "en vue de comparer l’efficacité des nouvelles stratégiesthérapeutiques en cours d’évaluation", souligne le professeur Le Tourneau. De nombreux essais cliniques sont en cours – une trentaine rien qu’à l’InstitutCurie -, testant différentes approches d’immunothérapie

Par : RAHIMA RAHMOUNI

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