Le Midi Libre - evénement - Le Pr Khiati tire la sonnette d’alarme

Edition du 16 Fevrier 2017



Le Mi-Dit

Caricature Sidou


Archives Archives

Contactez-nous Contacts




Violence sous ses aspects multiformes
Le Pr Khiati tire la sonnette d’alarme
16 Fevrier 2017

Le président de l’Association pour la promotion de la santé et de la recherche scientifique (Aforem), Mustapha Khiati, a tiré la sonnette d’alarme quant à la recrudescence des violences en Algérie durant ces dernières années.

La violence, sous ses aspects multiformes, est devenue un phénomène récurrent au sein de la société algérienne, s’est inquiété hier le professeur Mustapha Khiati, durant l’émission l’Invité de la rédaction de la chaîne 3 de la Radio algérienne. Le président de l’Association pour la promotion de la santé et de la recherche scientifique (Aforem) constate qu’elle s’est propagée "partout", dans la rue, les stades, les écoles et jusque dans les domiciles.

Citant des statistiques "effarantes", communiquées par un représentant du ministère de l’Education nationale, il relève, à titre d’exemple, qu’en 2014, ont été observés 40.000 cas de violence dans les écoles, opposant notamment des élèves ou bien ces derniers à leurs enseignants. Il fait également état des 7.300 cas de violences contre les femmes signalées, en 2015, un chiffre qui est passé, dit-il, à 8.400 autres, l’année d’après.

Des violences contre les enfants et des enlèvements dont ils sont parfois l’objet, il indique qu’ils ont donné lieu à une vingtaine d’études, suivies de propositions de la part de son association, dont seulement une, ditil, a suscité "une écoute" du ministère de l’Intérieur, les autres étant restées "lettre morte". Selon lui, les violences observées, aujourd’hui, trouveraient leur origine dans les "années du terrorisme", remontant pour certaines parmi elles à la "guerre de Libération, et même avant", durant la période d’occupation du pays et se perpétuant jusqu’à nos jours.

Citant l’exemple des quelque 1 million d’enfants qui ont eu à subir la violence du terroriste islamiste, durant les années 90, et dont environ, signale- t-il, 50.000 ont bénéficié d’un suivi psychologique, le président de l’Aforem observe que cette prise en charge permet de réduire la violence, mais "ne peut pas l’effacer".

S’il se félicite que certains aspects, tel celui de l’accès à un logement d’environ de plus d’un million de familles, aient permis d’améliorer le cadre de vie des gens, il n’en regrette pas moins qu’ils n’aient pas été accompagnés de structures culturelles, sportives, sociales et d’écoute laissant entrevoir des risques latents et plus graves encore de violence.

Par : RAHIMA RAHMOUNI

L'édition du jour
en PDF
Le Journal en PDF
Archives PDF

El Djadel en PDF
El-Djadel en PDF

Copyright © 2007 Midilibre. All rights reserved.Archives
Conception et réalisation Alstel