Samedi dernier vos enfants ont regagné les bancs de l’école. Alors que d’habitude tout se déroule merveilleusement dans cette journée, voilà que votre petit dernier ne semble pas heureux de reprendre l’école.
Il pleure, crie, ne se réveille que difficilement et vous demande de l’accompagner jusqu’à l’école. Il ne se sent pas à l’aise en classe, redoute ses camarades et appréhende ses professeurs. Que se passe-t-il ? Pourquoi votre enfant s’alarme et craint l’école ?
Une nouvelle étude scientifique ayant pour thème le stress des enfants en classe a confirmé que les plus jeunes de la classe sont plus stressés et plus fragiles psychologiquement que leurs aînés. Faut-il alors revoir la répartition des enfants, pour leur proposer un enseignement adapté ou tout juste préparer psychologiquement ses enfants à s’adapter à la vie en classe ? Le professeur est-il capable de détecter les cas d’enfants stressés ? Si c’est le cas, peut-il réagir seul pour rassurer l’enfant ? Quel est le rôle du psychologue en milieu scolaire ?
Selon des chercheurs anglais, les enfants ne sont pas égaux à l’école ! Les plus jeunes de la classe sont plus susceptibles de développer des troubles psychologiques. Pour parvenir à cette conclusion, les scientifiques ont étudié plus de 10 000 enfants de 5 à 15 ans. Ils ont remarqué que ceux qui étaient nés dans les trois derniers mois de l’année scolaire sont plus fragiles : ils présentent plus de risques de développer des problèmes comportementaux tels que l’hyperactivité et seraient de manière générale plus stressés que leurs aînés.
La pression que ressentent les plus jeunes dans une classe est souvent générée par les pressions qu’exercent certains professeurs qui exigent des élèves de fournir les mêmes efforts sans se soucier de leur âge. En effet, dans une classe, il peut y avoir 12 mois d’écart entre les plus jeunes et les plus grands. Or, selon les auteurs, les enfants les plus jeunes seraient soumis à une pression trop importante pour leur âge. En effet, ils peuvent avoir des résultats tout à fait normaux. Mais le professeur exige de tous les mêmes progrès, sans se soucier de la date de naissance. Or, il est difficile d’avoir des résultats similaires aux plus âgés. Ces enfants sont donc plus stressés, ce qui serait à l’origine de cette plus grande fragilité.
Selon le groupe de chercheurs, il serait indispensable que les écoles tiennent compte de la différence d’âge entre les élèves et même de répartir les enfants dans les classes en fonction de leur âge.
Les professeurs doivent aussi prendre en considération l’âge de leurs élèves pour leur offrir un enseignement plus adapté, ce qui n’est pas le cas chez nous, notamment avec des classes souvent en sureffectif.
Il est vrai que la défaillance du système scolaire ne se limite pas simplement à cette différence d’âge entre les élèves, mais il importe de prendre en considération l’importance capitale de ce facteur souvent négligé aussi bien par les responsables que par les enseignants. En effet, chaque enfant est différend et possède son propre rythme d’apprentissage. Cependant, l’enseignement, tel qu’il est dispensé aujourd’hui, ne permet pas une prise en charge individuelle, surtout dans des classes souvent en sureffectif.
La question de l’âge est donc surtout celle d’un système éducatif en manque de personnel et là une autre question se pose : celle du renforcement du corps éducatif en vue d’offrir aux élèves un meilleur apprentissage. En attendant, le rôle des parents est primordial : soyez à l’écoute de votre enfant et de ses éventuels difficultés scolaires. N’hésiter pas à le soutenir dans ses études, afin justement de lui apporter ce suivi personnalisé qui risque de tant lui manquer à l’école. Alors parents, à vous de compenser le vide !
Par : d. soltani