Depuis de nombreuses années, des forains, titulaires d’une autorisation délivrée par l’Assemblée populaire communale de Guelma, installent leurs divers stands et manèges à la cité Gahdour-Tahar, au niveau d’une aile d’un terrain de sports. Cette situation a toujours soulevé le courroux des centaines de familles occupant les bâtiments collectifs de ce quartier populeux, dérangées par les nuisances sonores diffusées par les hauts-parleurs et ce, durant la sieste et tard dans la nuit durant plusieurs mois. Le vacarme pénalise la quiétude et la qualité de vie des riverains car cet espace, qui ne désemplit pas, attire des bandes de délinquants qui sévissent et commettent des délits parmi les clients, essentiellement des parents accompagnés de leurs enfants. Cette semaine, les mêmes forains sont de retour sur le même site et ont entamé leurs travaux d’installation comme d’habitude . Cependant, cette fois-ci, les habitants de la cité Gahdour se sont organisés et ont décidé d’exprimer leur ras-le-bol et leur refus en barrant les différents accès et en obstruant les rues par le biais d’objets hétéroclites. Cette action citoyenne a été déclenchée, dès la tombée de la nuit, par des centaines de résidants qui exigeaient la délocalisation de ces manèges, sources d’insomnies et d’inconvénients. La circulation des nombreux véhicules transitant par cette cité pour rallier l’université, les cités de la CNEP, de Hadj Embarek, Ain-Defla et les auteurs de la ville a été bloquée durant deux heures. Avisé, le wali, accompagné du chef de daïra et du maire de la ville, s’est immédiatement déplacé sur les lieux pour dialoguer avec les contestataires, et la sagesse et le bon sens ont prévalu puisque la crise a été dénouée. Il a été décidé sur-le-champ de délocaliser cet ensemble de manège qui est finalement domicilié sur une vaste esplanade, à quelques centaines de mètres, à l’écart des immeubles collectifs. D’autre part, il a été convenu de respecter la quiétude du voisinage puisque le forain est tenu de baisser la sonorisation et, par voie de conséquence, les décibels.
H. B.