De nombreux logements, acquis auprès de l’OPGI dans le cadre de la cession des biens de l’Etat, ont subi diverses transformations pour être transformés en locaux commerciaux. Ce phénomène a pris de l’ampleur pour des raisons essentiellement lucratives. En effet un appartement situé dans un rez-de-chaussée peut facilement être réaménagé, comme par enchantement en deux ou même trois locaux commerciaux qui seront loués chacun entre 10.000 et 15.000 dinars par mois.
Des actes notariés sont établis en toute légalité pour une durée de trois années, ce qui permet aux maitres des lieux d’empocher des sommes faramineuses. Les appartements situés aux étages supérieurs sont réservés à certaines professions libérales: cabinets de médecins, études d’avocats, notaires, huissiers de justice, architectes, etc...
De nombreuses cités du chef-lieu de wilaya, notamment celle de Gahdour, abritent des dizaines de nouveaux locaux commerciaux dans divers créneaux: alimentation générale, boucheries, fruits et légumes , cybercafés, agences de location de voitures de tourisme, pizzeria, fast-food, etc... De l’avis d’une majorité de citoyens, la crise du logement n’affecte aucunement une certaine frange de la société, qui disposant de villas cossues, s’adonne à des opérations immobilières juteuses alors que des milliers de mal-logés attendent désespérément ,depuis des années, un hypothétique toit décent. D’autre part des logements «sociaux», attribués récemment, ne sont toujours pas occupés par leurs bénéficiaires, lesquels ont jugé plus rentable de les sous-louer ou les revendre à des familles en quête d’un toit décent.
Les services compétents sont interpellés aux fins de mettre le holà à ces pratiques frauduleuses, qui saignent le patrimoine immobilier auquel les pouvoirs publics accordent, régulièrement, des enveloppes financières colossales.