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Équilibre et plaisir
Bien manger aujourd’hui
18 Juillet 2012

A l’heure de la multiplication des fast-foods, des «alicaments» et des produits bios, de l’Ă©pidĂ©mie d’obĂ©sitĂ© et du règne des mannequins filiformes, il est de plus en plus difficile de savoir quoi faire pour se nourrir sainement sans se compliquer la vie. Comment se repĂ©rer parmi les diverses injonctions des mĂ©dias et des annonceurs publicitaires ? Quels dogmes hĂ©ritĂ©s de la tradition gastronomique française ou familiale faut-il remettre en cause ? Quels sont les aliments qui font du bien ?

Il est pourtant plus aisĂ© que jamais de bien manger, Ă  condition de connaĂ®tre les règles de base d’une alimentation Ă©quilibrĂ©e, adaptĂ©e Ă  un mode de vie moderne. Plats cuisinĂ©s et sodas font dĂ©sormais partie de notre paysage alimentaire et ne mĂ©ritent pas forcĂ©ment d’ĂŞtre totalement bannis. En revanche, varier les goĂ»ts –car oui, le plaisir de manger ne dois pas ĂŞtre perdu de vue– et rester raisonnable sur les quantitĂ©s reste le leitmotiv des nutritionnistes.

Les aliments bons
pour le cœur
Les maladies cardio-vasculaires sont la principale cause de dĂ©cès dans les pays occidentaux. En France, elles tuent entre 150.000 et 180.000 personnes chaque annĂ©e. Les facteurs de risque sont connus : l’hĂ©rĂ©ditĂ©, le vieillissement, le tabagisme, l’obĂ©sitĂ©, l’hypertension, un taux Ă©levĂ© de cholestĂ©rol sanguin, lequel favorise la formation de la plaque d’athĂ©rome dans les artères coronaires. La meilleure des parades reste le rĂ©gime mĂ©diterranĂ©en.

A privilégier :
Des Ă©tudes ont montrĂ© qu’une alimentation riche en fruits et lĂ©gumes pouvait rĂ©duire de 25% les risques d’infarctus et d’accidents vasculaires cĂ©rĂ©braux. Les oranges, les kiwis, les fraises, les choux, le persil et les Ă©pinards, qui regorgent de vitamine C, participeraient au renforcement des parois des vaisseaux. Les aliments contenant de la vitamine E (notamment les lĂ©gumes Ă  feuilles vert foncĂ©) pourraient agir en diminuant la formation de caillots...
La carotte et son bĂŞtacarotène, la tomate et son lycopène, le raisin et son resvĂ©ratrol : tous ces micronutriments contribueraient Ă  rĂ©duire les risques de maladies cardio-vasculaires. Le poisson (sardine, hareng, saumon...), pour ses acides gras omĂ©ga 3. Trente-cinq grammes de poisson par jour pourraient faire chuter la mortalitĂ© par infarctus du myocarde et par arrĂŞt cardiaque de près de 50%. On recommande un apport de 120 grammes deux Ă  trois fois par semaine. Les omĂ©ga 3 diminuent le risque de rythmes cardiaques anormaux et de formation de caillots et font baisser les niveaux Ă©levĂ©s de triglycĂ©rides, composĂ©s lipidiques de l’organisme. L’ail, qui contient de l’ajoène, pourrait prĂ©venir la formation des caillots dans le sang. Le pain et les cĂ©rĂ©ales complètes (non raffinĂ©es) : avoine, blĂ©, boulgour, maĂŻs, riz... riches en fibres diminuerait les risques d’obstruction des artères.
Les champignons chinois (ils seraient aussi efficaces pour prĂ©venir les AVC et les infarctus qu’un comprimĂ© d’aspirine quotidien !). Le thĂ© : riche en flavonoĂŻdes, il rĂ©duirait le risque d’AVC Ă  condition d’en boire 4 Ă  5 tasses par jour.

A limiter ou éviter
Les produits laitiers entiers, les Ĺ“ufs et les abats propices Ă  faire monter le taux de mauvais cholestĂ©rol et tous les aliments riches en graisses saturĂ©es (viandes grasses, peau du poulet...) Le sel qui pourrait Ă©lever la pression artĂ©rielle (surtout en cas d’hypertension). Les margarines et les aliments prĂ©parĂ©s avec des graisses hydrogĂ©nĂ©es ou acides gras trans qui augmentent le mauvais cholestĂ©rol.

Les aliments antiarthrite
En France, les deux tiers de la population souffriraient de douleurs articulaires, de type dĂ©gĂ©nĂ©ratif ou inflammatoire. L’arthrite, caractĂ©risĂ©e par une inflammation d’une ou plusieurs articulations, existe sous plus de 100 formes, dont les plus communes sont l’arthrose et la polyarthrite rhumatoĂŻde. «L’arthrite provient d’un problème dĂ©gĂ©nĂ©ratif qui n’a pas de relation directe avec l’alimentation. A ce titre, je ne vois pas qu’il existe des aliments dits "protecteurs" quant Ă  son dĂ©clenchement», prĂ©cise le Dr Martine Pellae. En revanche, certains aliments sont indispensables pour lutter contre la douleur. Et si tous les fruits et lĂ©gumes antioxydants sont bons en règle gĂ©nĂ©rale, dans ce cas prĂ©cis, certains se rĂ©vèlent ĂŞtre d’authentiques anti-inflammatoires naturels.

A privilégier
Les pommes, riches en vitamine C et surtout en acide malique, connu pour lutter contre les douleurs rhumatismales. On retrouve aussi cet acide dans la poire et le jus de raisin. La carotte qui, outre ses apports en vitamines A, B, C et E, nettoie l’organisme de ses impuretĂ©s et se rĂ©vèle anti-inflammatoire. Des chercheurs de l’universitĂ© de Manchester ont d’ailleurs soulignĂ© les propriĂ©tĂ©s antioxydantes et anti-inflammatoires des fruits jaunes et orangĂ©s. Un jus d’oranges pressĂ©es chaque jour est donc recommandĂ©. Les oignons, l’ail, les choux de Bruxelles et les asperges prĂ©sentent une forte teneur en MSM (mĂ©thyl sulfonyle mĂ©thane), nutriment très actif contre l’inflammation. Certains, consommĂ©s en jus, s’avèrent encore plus efficaces, pomme de terre crue en tĂŞte, ainsi que l’eau de cuisson (Ă  la vapeur) des asperges. Les huiles de poisson et les poissons gras, maquereaux, saumons de l’Atlantique, morues, sardines Ă  l’huile, sans oublier des fruits de mer comme les pĂ©toncles soulagent grâce Ă  leurs apport important en omĂ©ga 3. L’huile d’olive, extra vierge ou première pression Ă  froid, pour conserver toutes ses propriĂ©tĂ©s antioxydantes, aurait Ă©galement des qualitĂ©s anti-inflammatoires. Les fruits secs, non grillĂ©s, non salĂ©s, contiennent des gras identiques Ă  ceux de l’huile d’olive.
À limiter ou éviter
La viande, Ă  cause de son apport Ă©levĂ© en fer (qui contribuerait Ă  oxyder les articulations). Les deux contiennent aussi de l’acide arachidonique qui pourrait accroĂ®tre l’inflammation. Les aliments trop riches en omĂ©ga 6, qui augmenteraient aussi l’inflammation comme les huiles de soja, de germes de blĂ©, de maĂŻs ou de tournesol.

Les aliments antidiabète
Le diabète existe sous deux formes. Le type 1 nĂ©cessitant un traitement Ă  l’insuline, c’est donc sur le type 2 - non insulino-dĂ©pendant- que l’on peut agir via son alimentation. «La première chose Ă  faire consiste Ă  limiter la prise de poids, surtout l’âge venant, voire Ă  maigrir lorsque le sujet est trop gros, afin de diminuer de façon drastique le gras et le sucrĂ© qui dĂ©bordent l’insuline», explique le Dr Martine Pellae. C’est donc quand on remet son alimentation dans le droit chemin que l’usine Ă  insuline rĂ©cupère ses fonctions. On ne parle plus, aujourd’hui, de sucres lents et rapides, mais d’index glycĂ©mique bas (les pains et farines spĂ©ciales) et haut (la baguette, le pain blanc). Concernant le diabète, on privilĂ©gie les aliments Ă  index bas, et l’on observe la règle d’or de la prĂ©vention mĂ©dicale : une activitĂ© physique rĂ©gulière.

A privilégier :
Les glucides, les fĂ©culents notamment, et de prĂ©fĂ©rence Ă  midi, les pâtes Ă©tant meilleures al dente que très cuites, et pas seulement au goĂ»t : cette cuisson apporte, en effet, un index glycĂ©mique plus bas. Les glucides phares pour prĂ©venir les risques sont les lentilles, le soja, les pois cassĂ©s, les fèves. Cinq portions au moins de fruits et lĂ©gumes par jour. Il est prĂ©fĂ©rable d’Ă©viter les jus, qui entraĂ®nent des dĂ©charges d’insuline plus rapides, au profit du primeur dans sa forme entière, les fibres contenues permettant d’Ă©taler le processus. PlutĂ´t des lĂ©gumes verts le soir, en mĂŞme quantitĂ© que les fĂ©culents du midi.

A limiter ou éviter
Les sucres rapides, tels que confitures et sodas (sauf light) pour Ă©viter de dĂ©passer et d’Ă©puiser notre production d’insuline. Les mauvaises graisses contenues dans certains morceaux de viande, les pâtisseries, crèmes, chocolat, fromages gras, fritures... et attention aux plats tout prĂŞts !
PrĂ©fĂ©rer l’huile d’olive ou de colza au beurre.
Les graisses trop riches s’accumulent dans le muscle, grand amateur de glucose : celui-ci, en taux trop Ă©levĂ©, entraĂ®ne – pour ĂŞtre rĂ©duit – une surproduction d’insuline. Le sel et l’alcool. Certains glucides sont moins bons que d’autres. C’est le cas du pain, des pommes de terre et du riz.

Doper mon cerveau : les aliments de l’intelligence
De notre alimentation dĂ©pend la santĂ© de notre corps, mais aussi celle de notre esprit. Elle agit directement sur notre structure cĂ©rĂ©brale et donc sur nos facultĂ©s intellectuelles. Nous avons besoin d’une quarantaine de substances diffĂ©rentes : des minĂ©raux, des vitamines, des acides aminĂ©s, des acides gras...
C’est pourquoi la règle d’or est d’adopter une alimentation variĂ©e.


A privilégier :
Le boudin noir, un aliment qui regorge de fer. Et, Ă  dĂ©faut de boudin, le foie de gĂ©nisse, d’agneau, de volaille. Les germes de blĂ©, le jaune d’oeuf, les haricots blancs, les noix, les huiles vĂ©gĂ©tales et les Ă©pinards regorgent de vitamine E. Il a Ă©tĂ© dĂ©montrĂ© qu’une carence en cette vitamine constituĂ©e d’acide folique accĂ©lère les pertes de mĂ©moire au cours du vieillissement. Elle protègerait, par ailleurs, de la maladie de Parkinson. Le poisson qui, selon diverses Ă©tudes, augmente les capacitĂ©s intellectuelles et dope la mĂ©moire.
Du sel iodĂ©. L’iode est vital pour le bon fonctionnement cĂ©rĂ©bral. Il participe Ă  la sĂ©crĂ©tion d’hormones de la glande thyroĂŻde, intervenant dans le processus de croissance du cerveau. Les huiles (germe de blĂ©, olive, noix, colza), le fenouil, le jaune d’oeuf pour leur vitamine E qui protĂ©ge les membranes biologiques contre le vieillissement cĂ©rĂ©bral. Le pain et les cĂ©rĂ©ales, le riz, les pâtes, les lentilles riches en glucose. Les sucres lents amĂ©liorent la mĂ©morisation. Ceux apportĂ©s par le pain et les pâtes seraient les meilleurs pour notre organisme car ils sont lentement malaxĂ©s par l’estomac et distribuĂ©s dans l’organisme Ă  petites doses. Le vin : selon l’Ă©tude Paquid une consommation modĂ©rĂ©e de vin (de l’ordre de 0,25 Ă  0,5 litre par jour) pourrait avoir un rĂ´le bĂ©nĂ©fique dans la prĂ©vention de la maladie d’Alzheimer. Le cafĂ© : il pourrait stimuler la mĂ©moire selon une Ă©tude amĂ©ricaine.

À limiter ou éviter
L’excès de sucre et de graisse, qui pourrait favoriser le dĂ©veloppement de la maladie d’Alzheimer selon plusieurs Ă©tudes. L’aluminium. Il peut s’introduire dans la nourriture Ă  partir des casseroles, des ustensiles de cuisine, des emballages, de l’eau du robinet.

A noter : Toujours bien laver les fruits et les lĂ©gumes. Plusieurs Ă©tudes ont mis en cause les pesticides dans l’apparition de la maladie de Parkinson.

Les aliments anti-ostéoporose
On parle d’ostĂ©oporose lorsque la masse osseuse diminue d’au moins 25%. Derrière ce mal, presque banal, se cache un problème de santĂ© publique qui coĂ»terait un milliard d’euros par an aux Français. On comptabilise 50.000 hospitalisations annuelles pour des fractures du col du fĂ©mur.
Injustice hormonale, les hommes et les femmes ne sont pas Ă©gaux devant cette fragilitĂ© osseuse qui vient avec le temps et touche surtout le beau sexe, passĂ© la cinquantaine. «C’est pourquoi, insiste le Dr Martine Pellae, il faut prĂ©parer sa retraite jeune, car c’est entre 0 et 20 ans que l’on se forge une bonne trame osseuse. Notre capital arrive Ă  son maximum Ă  la fin de la pubertĂ©.» Un capital que nous devrons protĂ©ger tout au long de notre vie.

A privilégier :
Le calcium, de prĂ©fĂ©rence d’origine animale car plus dense. Des laitages (bons aussi pour leurs protĂ©ines), au moins quatre par jour. Certains lĂ©gumes contiennent aussi du calcium. Cependant, Ă  titre de comparaison, il faut un kilo de choux pour disposer de l’apport d’un yaourt. Le calcium de l’eau est aussi bien absorbĂ© que celui du lait. Certaines eaux minĂ©rales ont de bons atouts en calcium, avec un taux supĂ©rieur Ă  300 milligrammes par litre, Ă  boire Ă  hauteur d’1,5 litre par jour. La vitamine D, indispensable pour fixer le calcium dans les os. Qui dit vitamine D, dit soleil, les UV seuls permettant Ă  l’organisme de la fixer. Une exposition d’un quart d’heure par jour pendant les trois mois d’Ă©tĂ© permet de recharger nos rĂ©serves pour toute l’annĂ©e. Des protĂ©ines, riches en vitamines D, contenues notamment dans les huiles de foie de poisson. LĹ“uf, surtout, est une protĂ©ine complète qui dispose de tous les acides aminĂ©s. Les huiles vĂ©gĂ©tales – soja, olive – et le germe de blĂ©, pour leur teneur en vitamine D.

A limiter ou éviter
Les sodas seraient particulièrement mauvais pour les os, le gaz entraînant une décalcification. Une étude américaine souligne le rôle néfaste que joueraient ces boissons gazeuses, celles à base de cola en tête (avec ou sans sucre), sur la masse osseuse des adolescentes. Associées à un mode de vie inactif, elles quintupleraient le risque de fracture. Le tabac, accélérateur de la perte osseuse. Les régimes drastiques, car quelques rondeurs protègent la densité minérale osseuse et donc les os.

Les aliments anticancer
Les causes de cancer sont multifactorielles. L’alimentation constitue l’un de ces facteurs, mais Ă  hauteur de 10 % seulement (jusqu’Ă  30 % diront certains). «On a pu identifier des aliments et des comportements "protecteurs", qui attĂ©nueraient les risques, mais Ă  l’inverse, rien n’est prouvĂ© concernant ceux rĂ©putĂ©s "responsables". Dans tous les cas, ce n’est pas l’aliment qui fait le poison, c’est sa dose», souligne le Dr Martine Pellae, nutritionniste Ă  l’hĂ´pital Bichat. MoralitĂ©, il ne faut se priver de rien, mais garder en tout le sens de la modĂ©ration. Une chose est sĂ»re, dans tous les cas, les cinq fruits et lĂ©gumes recommandĂ©s quotidiennement sont essentiels car ils nous apportent fibres et antioxydants.

A privilégier :
Les agrumes, les épinards, les choux, pour leur teneur en vitamine C et leur action antioxydante qui empêche les cellules de dégénérer. Les fruits et légumes à forte teneur en bêtacarotène-antioxydant, comme les abricots, les pêches, les haricots verts, les carottes. Les huiles végétales (colza, germes de blé, pépins de raisin) pour leurs oméga 3, lipides indispensables à la synthèse de nos hormones, contenus également à foison dans les poissons gras. Le thé (vert surtout), antioxydant puissant, riche en polyphénols et surtout en catéchine (flavonoïde) ; et dans une moindre mesure, le chocolat et le café. Les primeurs rouges (cerises, fraises, betteraves, tomates, poivrons, pamplemousses roses...) pour leur antioxydant superefficace, le lycopène. Les aliments riches en zinc, la viande notamment, et en sélénium, comme les fruits de mer et poissons, les fruits secs.

A limiter ou éviter
Les aliments trop gras, de surcroĂ®t boostĂ©e en sel et en composĂ©s nitrosĂ©s inhĂ©rents aux procĂ©dĂ©s de conservation, salaison et fumaison. Les aliments et boissons trop sucrĂ©s, particulièrement ceux Ă  teneur Ă©levĂ©e en sucres ajoutĂ©s ou faibles en fibres. Limiter la consommation de viande rouge cuite Ă  500 g par semaine, soit une portion quotidienne de 70 g, sachant que les Français n’en mangent que 56 g/jour. Les complĂ©ments alimentaires, parfois nĂ©fastes s’ils sont combinĂ©s ou ingĂ©rĂ©s sans discernement.

Les aliments bons
pour le moral
Manque d’Ă©nergie, tristesse, insomnie... sont les premiers signes des troubles dĂ©pressifs. Certes, il est possible de dĂ©vorer des carrĂ©s de chocolat, mais cela ne suffit pas toujours pour retrouver sa bonne humeur. D’autres aliments peuvent vous y aider en agissant sur les neurotransmetteurs (messagers entre le cerveau et les cellules) comme la sĂ©rotonine, la dopamine, la noradrĂ©naline, qui façonnent notre mental. Un mot d’ordre : ne sautez pas les repas et ne vous laissez pas aller au grignotage. Lorsque le moral est en berne, la tendance est Ă  la perte d’appĂ©tit ou au contraire Ă  manger sans faim.

A privilégier :
Les viandes, lait, oeufs... parce qu’ils contiennent des tryptophanes, des acides aminĂ©s, prĂ©curseurs de la sĂ©rotonine, lesquels ont un effet relaxant. A complĂ©ter avec des aliments riches en glucides (pâtes, pain, cĂ©rĂ©ales...) qui facilitent l’entrĂ©e du tryptophane dans le cerveau. Les poissons gras (saumon, sardine...) pour les omĂ©ga 3. Selon des Ă©tudes, ils pourraient stabiliser l’humeur et amĂ©liorer les symptĂ´mes de la dĂ©pression. Les fruits sĂ©chĂ©s et olĂ©agineux, les abricots et les bananes, riches en magnĂ©sium. Ce nutriment participe Ă  la rĂ©gulation de l’excitabilitĂ© neuronale. Le chocolat : non seulement il contient du magnĂ©sium mais, en plus, il recèle de la phĂ©nylĂ©thylamine (appelĂ©e aussi peptide de l’amour), laquelle agit Ă  la manière d’un antidĂ©presseur. Tous les aliments riches en vitamines B6, B12 (viandes, poissons, oeufs, produits laitiers) et B9 (petits pois, haricots blancs, soja). Les carences en ces vitamines provoquent ou accentuent les troubles de l’humeur. Le lait pour favoriser le sommeil. Les tisanes : l’aubĂ©pine et la passiflore calment l’anxiĂ©tĂ©, le tilleul, la verveine, l’aspĂ©rule ou la camomille favorisent le sommeil.

À limiter ou éviter :
La caféine, qui peut perturber le sommeil.


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