Le 1er décembre, Journée mondiale de lutte contre le sida, est l’occasion de rappeler que malgré les avancées thérapeutiques, le VIH continue de frapper sans distinction.
Pour cette journée de mémoire et de mobilisation, pas moins d’une trentaine de nouveaux talents de la chanson et plusieurs associations ont répondu à l’appel lancé par la Radio algérienne.
Organisée par la Radio algérienne, en collaboration avec d’autres partenaires et des représentants de la société civile, cette Journée mondiale de la lutte contre le sida qui coïncide avec l’organisation de la 5e édition de la jeune création algérienne, s’est mise au service du principe par un méga concert de sensibilisation à la salle Atlas à Alger, dont l’objectif est de rappeler une fois encore l’importance de la prévention, de l’accès au dépistage, aux traitements et aux soins, et que "la partie est loin d’être gagnée".
Ainsi que de contribuer à l’accès à l’information sur le VIH/sida. Cette action propose aux jeunes en particulier de tester leurs connaissances sur le VIH et leurs modes de transmission. Le directeur d’Onusida en Algérie, Adel Zeddam, présent à cet évènement a qualifié le spectacle "d’excellente initiative" et de "belle réalisation", soulignant "l’importance de voir la société civile s’y impliquer pleinement aux côtés d’organismes internationaux pour transmettre des messages clés à lajeunesse".
La nécessité de poursuivre et redoubler les actions de prévention a été évoquée par Adel Zeddam, attirant l’attention, selon "des laboratoires confirmés", sur le "nombre de cas atteints par le VIH depuis 1985, en Algérie (8930 cas, recensés et pris en charge), avec une stabilité établie autour d’une moyenne de 800 nouveaux cas par an".
Anis Hemidet, Coordinateur de l’évènement a souligné le caractère fédérateur que revêt cette manifestation qui "regroupe les wilayas d’Alger, Tamanrasset, Bejaïa, Oran et Annaba", et dont la préparation a d’abord connu "l’étape da l’organisation sur les réseaux sociaux, puis l’opération Main dans la main et enfin l’étape du méga concert".
Les artistes, interprétant en groupe les mêmes chansons, entonnant ensemble les mêmes refrains ont donné plus d’impact et d’efficacité au message, faisant participer le public nombreux, - qui a eu droit à titre gracieux au CD Main dans la main qui compte dix titres. Kawthar Meziti, Hayet Zerrouk, Lina Doran, Yousra, lotgendaïr, Sido La Dose, Abdi l’Bandi, Ayoub Medjahed, Akram, Dj-Yaz, La troupe de danse "Main dans la main" figurent parmi les artistes présents à cet évènement dont la direction artistique était assurée par Farid Aouameur.
Sahtek, hiya rass malek, Aâdawni, koulha ou matkhaf’ch, mat’risqich bahyatek et Wachbik tokhzor fiya, constituent quelques échos de textes de rappeurs lancés entre deux mesures et qui incitent à se débarrasser des idées reçues et des tabous, condamnant dans le même élan, toute forme de discrimination liée à la maladie. Pour Soheib Feliachi, Secrétaire général de l’Association "Le Souk" et Imène Hocine, membre active dans plusieurs opérations de proximité, "la formation des jeunes à la prévention est utile et a montré son efficacité, car l’orientation et le conseil passent mieux entre jeunes".
Le Croissant-Rouge algérien, également présent parmi les participants, contribue à l’opération de sensibilisation contre les risques de contagion, selon son représentant, le docteur Belhout Mahfoud, qui évoque "les différents points de don de sang qui constituent un moyen efficace pour aborder le sujet avec les jeunes donneurs". Avec plus de 36 millions de morts au monde jusqu’à ce jour selon des statistiques, le virus VIH-Sida est toujours un problème majeur de santé publique.
"Un Centre régional de coopération et de recherches sur le VIH viendra dans un proche avenir renforcer davantage la lutte contre le sida, qui aboutirait, selon l’estimation des experts, à l’horizon 2030" a indiqué Adel Zeddam, directeur d’Onusida en Algérie. Outre la Radio nationale, la "5e édition de la jeune création algérienne, au service de la lutte contre le sida" a aussi impliqué les représentations à Alger d’Onusida, de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), du Fonds des Nations unies pour l’Enfance (Unicef), du Fonds des Nations unies pour la Population (FNUAP) et enfin, du Centre d’information des Nations unies.