Les prix du carburant à la pompe ont connu une nouvelle hausse depuis le premier janvier. En effet, une nouvelle augmentation est venue mettre à rude épreuve les automobilistes en général, et les consommateurs en particuliers, qui voient dans cette nouvelle hausse une répercussion inévitable sur les produits de première nécessité du fait de l’augmentation des tarifs des transports que celui induit.
Cette augmentation, avoisinant les 3 DA par litre pour divers produits pétroliers, est ressentie comme un choc financier malgré des prix récents bas, impactant le budget familial et pouvant engendrer des frustrations, voire des manifestations.
Les prix auraient évolué comme suit : Gazole (Mazout) : passe de 29,01 DA à 31 DA. Essence sans plomb : passe de 45,62 DA à 47 DA. GPL-c (Sirghaz) : passe de 9 DA à 12 DA.
Cette situation provoque une incompréhension totale, d’autant plus que les articles 54, 55 et 56 de la Loi de finances 2026 stipulent explicitement le maintien des taxes et droits sur les produits pétroliers « sans changement ».
Et dites que la tarification du carburant est vitale pour maintenir la stabilité dans un pays car elle affecte des aspects tels que les indicateurs macroéconomiques et les budgets des ménages à un niveau individuel également.
En effet, lorsque les prix du carburant augmentent, les consommateurs ont tendance à déséquilibrer leur budget, ce qui peut entraîner une réduction des dépenses et des achats. Ce changement dans les habitudes de consommation a un effet domino sur l’économie en impactant sa croissance et sa stabilité globale.
Les prix de l’essence ont un impact sur l’inflation car lorsque les prix de l’essence augmentent, le coût du transport augmente également, ce qui conduit souvent à une augmentation des prix des biens dans différentes industries. Cela signifie que les entreprises pourraient devoir facturer plus pour couvrir leurs coûts, ce qui peut aggraver l’inflation.
Face à cette situation, les voix commencent à s’élever ! A commencer par Mustapha Zebdi, président de l’Organisation algérienne de protection du consommateur (APOCE), qui a rapidement réagi sur sa page Facebook officielle.
Au premier lieu, il a confirmé l’authenticité de ces hausses, tout en soulignant le manque total de communication des autorités compétentes.
Zebdi a insisté sur le droit fondamental du citoyen d’être prévenu de toute mesure impactant directement son pouvoir d’achat et le coût de la vie.
D’autant que les articles 54, 55 et 56 de la Loi de finances 2026 stipulent explicitement le maintien des taxes et droits sur les produits pétroliers « sans changement ». Si l’annonce surprend les consommateurs, elle est accueillie avec une grande satisfaction par l’Union Nationale des Investisseurs, Propriétaires et Exploitants de Relais et Stations-Service (UNIPREST).
Dans un communiqué publié, l’organisation professionnelle qualifie cette décision de « victoire historique » couronnant un « long parcours de patience et de lutte professionnelle responsable ».