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Lors de son entrevue périodique avec les médias
Tebboune réaffirme ses engagements pour l’Algérie
24 Mars 2025

Lors de son entrevue périodique avec les médias, diffusée en direct sur les chaînes nationales de télévision et de radio, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a abordé une série de questions concernant la situation interne du pays, les relations internationales et les enjeux sociaux.

Cette interview a permis de faire un point sur plusieurs thèmes importants pour le présent et l’avenir de l’Algérie, avec un accent particulier sur les priorités nationales, notamment le dialogue national, l’économie, la politique intérieure et les relations internationales, notamment avec la France.

L’engagement social de l’État

Le président Tebboune a réaffirmé son engagement à maintenir le caractère social de l’État algérien. Il a souligné que le gouvernement met tout en oeuvre pour garantir le bien-être de la population, particulièrement des jeunes, qui selon lui, représentent «l’essence même du pays». Fidèle à la Déclaration du 1er Novembre et aux sacrifices des chouhada de la Révolution de libération, l’État algérien continuera d’oeuvrer pour augmenter les salaires et les allocations chômage, tout en veillant à ne pas déséquilibrer les finances publiques. Il a mis en avant la fierté retrouvée des jeunes générations qui, selon lui, sont de plus en plus fières de leur pays et des produits nationaux, et cette prise de conscience collective est un signe de patriotisme.

Le président a salué l’esprit patriotique des jeunes, qu’il considère comme une preuve de l’émergence d’une nouvelle Algérie. Il a insisté sur l’importance d’une politique économique inclusive, visant à offrir des opportunités aux jeunes, notamment à travers des initiatives pour soutenir les jeunes entrepreneurs et leur permettre de contribuer activement à l’économie nationale.

Un dialogue national inclusif à l’horizon 2025-2026

L’un des principaux sujets abordés par le président Tebboune est le dialogue national inclusif. Ce dernier a réitéré son engagement à lancer un tel dialogue d’ici la fin de l’année 2025 ou début 2026. Il a expliqué que cette période permettra de résoudre les principaux problèmes hérités du passé et de combler les lacunes afin que le pays puisse se consacrer pleinement à la question de l’avenir politique, économique et social de l’Algérie.

Selon lui, ce dialogue aura pour objectif de servir les intérêts du pays dans son ensemble et non de profiter à des individus ou à des partis politiques spécifiques. Il a également fait référence à l’évolution significative du niveau de conscience collective, notamment chez les jeunes universitaires, capables désormais d’analyser les événements et d’apporter des solutions constructives aux défis du pays.

La protection de l’unité nationale et les valeurs de la société

Le président a abordé les questions relatives à la stabilité interne de l’Algérie, réaffirmant que l’État n’hésiterait pas à sanctionner toute personne ou entité cherchant à déstabiliser le pays, qu’il s’agisse de menaces à l’unité nationale, aux valeurs culturelles ou à la stabilité de la société algérienne. Il a souligné que la liberté d’expression est bien sûr garantie, mais qu’elle ne doit pas servir de prétexte pour porter atteinte aux traditions et à la culture authentique de la société algérienne.

Ainsi, tout excès sous couvert de liberté d’expression, notamment les critiques destructrices visant à déstabiliser le pays, serait sanctionné. Il a également précisé que l’Algérie «n’est pas un État totalitaire», en réponse aux critiques internationales sur la question de la liberté d’expression. Selon lui, l’Algérie a ses spécificités qu’il faut respecter, et la notion de démocratie ne doit pas être utilisée de manière biaisée pour servir des agendas politiques extérieurs.

Relations algéro-françaises : un contentieux créé de toutes pièces

L’un des moments marquants de l’interview a été la discussion sur les relations entre l’Algérie et la France, un sujet qui reste très sensible. Le président Tebboune a dénoncé le «brouhaha» et le «capharnaüm politique» autour de ce qu’il considère comme un contentieux artificiel. Selon lui, ce contentieux a été «créé de toutes pièces» par certaines forces politiques extérieures, notamment en France. Le président a rappelé que, malgré les incompréhensions passées, l’Algérie et la France sont deux États indépendants qui doivent résoudre leurs problèmes bilatéraux directement entre les dirigeants des deux pays, en particulier avec le président français Emmanuel Macron et le ministre des Affaires étrangères.

Concernant les visites d’officiels français dans les territoires sahraouis occupés, le président Tebboune a précisé qu’elles ne constituaient pas une provocation directe, mais qu’elles posaient un problème en raison de leur ostentation, qui enfreint selon lui la légalité internationale et les résolutions de l’ONU. Il a également souligné que l’histoire entre l’Algérie et la France est marquée par des événements douloureux, dont l’assassinat de Ben M’hidi, et que la question de la mémoire reste ouverte.

La numérisation et la modernisation de l’État

Sur le plan économique et technologique, le président Tebboune a évoqué l’importance de la numérisation pour moderniser l’État. Il a affirmé que le processus de généralisation de la numérisation sera achevé d’ici la fin 2025. Selon lui, les États modernes doivent reposer sur des données exactes et fiables, et c’est dans cette optique que l’Algérie met en oeuvre un programme de numérisation visant à améliorer la gestion administrative et à réduire la marge d’erreur dans les décisions publiques.

L’entretien avec le président de la République a permis de faire un état des lieux de la situation nationale, avec des annonces sur les projets en cours et les priorités à venir pour l’Algérie. Le président a insisté sur la nécessité de préserver l’unité nationale, d’assurer un développement économique durable et d’ouvrir un dialogue national constructif en 2025- 2026.

Il a également réaffirmé sa volonté de poursuivre le processus de modernisation du pays, tout en veillant à maintenir les valeurs et traditions qui font l’identité de l’Algérie. En ce qui concerne la politique étrangère, le président a montré sa volonté de continuer à travailler avec la France, tout en préservant les intérêts nationaux et en assurant le respect des principes de la souveraineté algérienne.

Par : MOUNIR HAMROUCHE

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