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Edition du 27 Fevrier 2025



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Valoriser la littérature africaine
L’Union des écrivaines africaines (UEA) est née
27 Fevrier 2025

La littérature africaine retrace l’histoire du continent qu’on dit être le berceau de l’humanité laquelle, hélas, ne reconnaît pas toujours cette filiation. Continent martyr du Nord au Sud, d’Est en Ouest, toutes sortes d’infamies et de turpitudes lui ont été infligées. A commencer par des luttes intestines lesquelles ont permis et nourri les appétits extérieurs.

N’est-ce pas les ambitions de roitelets autochtones qui ont permis l’esclavage au profit de Négriers venus aussi bien d’Europe que d’Orient. Ceci étant la littérature africaine qu’elle soit au nord du Sahara ou sub-saharienne, la prise de conscience des malheureux peuples est une quelle que soit la forme revêtue par la souffrance. Kateb Yacine, Assia Djebar, Wole Soyinka..., pour ne citer que ceux-là, participent de la même fresque de recherche identitaire et de dénonciation de la même injustice. Les pensées de L. Senghor et d’Aimé Césaire ce retrouvent à travers le concept de négritude ou la fierté du fait d’être noir. Aujourd’hui, l’Union des écrivaines africaines se revendique de cette paternité.

Qui est la fondatrice de cet organisme

Nous avons rencontré à Alger, au niveau du siège de l’UEA, la présidente et fondatrice de l’UEA, Sakina Cylia Lateb. Elle est L’auteure de plusieurs ouvrages est diplômée en biologie, journaliste et éducation spécialisée. En 2019, elle lance son agence Talwith Mediacom, une structure qui forme, conseille et accompagne les jeunes Africains dans la création d’entreprises, afin qu’ils s’épanouissent chez eux et ne décident pas, sur un coup de tête, de quitter leur pays, pour un avenir incertain à l’étranger. Aussi, son ouvrage Les chemins raisonnés retrace le drame des Haragas, problème social des jeunes Africains en général et des jeunes Algériens en particulier.

En outre, Sakina Cylia Lateb a aussi lancé un projet culturel africain à travers l’UEA. Elle précise que cet organisme regroupe des écrivains et artistes venant des quatre coins d’Afrique. Parmi les objectifs de l’UEA figure aussi la valorisation de la culture autochtone africaine. Pour ce faire, les nouvelles technologies peuvent être d’une grande utilité à la transmission internationale du moment où l’on en fait bon usage.

Présentation de l’Union des écrivaines africaines

L’Union des écrivaines africaines à été créée en octobre. Cet organisme international a pour ambition de rayonner à travers le reste du monde pour porter haut et fort la voix et le talent des damnées de la terre. Par ailleurs, il existe des représentants de cette Union un peu partout dans le monde. Ainsi, des artistes issus de la diaspora africaine ou d’origine du berceau du monde pourront nous rejoindre, a ajouté la fondatrice de l’UEA. A l’ère des technologies, le monde est un petit village et les Africains sont connectés et véhiculent leurs valeurs partout dans le monde.

Les objectifs de l’UEA

L’objectif de cette Union est de promouvoir et de valoriser la littérature africaine et de mettre en avant les créations artistiques de l’Africain en général et de l’Africaine en particulier. "Les activités féminines africaines sont pertinentes mais sont éparpillées et le but de l’UEA est de les rassembler et de les mettre en évidence", dira-telle. Cette Union organise des clubs de lecture, des activités d’écriture, des rencontres littéraires, des séminaires dans divers domaines, des concours littéraires...

Elle dispose aussi d’un volet éditorial et permet aux écrivains en herbe de se faire éditer pour la première fois. Les rédacteurs de l’UEA donnent vie aux textes sur les plans de la forme (mise en page, harmonie des chapitres, sélection des images...) et du fond (transmission du message, hiérarchie de l’information, choix de l’angle d’attaque, pertinence du vocabulaire...).

Enfin, cette fondation véhicule des messages de tolérance, d’unité, de valorisation du patrimoine culturel africain, de développement durable. Des artistes de diverses disciplines s’appliquent à valoriser la culture africaine. Les outils numériques peuvent rendre cette culture visible partout dans le monde mais ne se substitueront jamais à l’homme car c’est lui qui crée le contenu. L’intelligence artificielle n’est qu’un moyen sur lequel s’appuie l’être humain pour diffuser davantage son produit culturel.

Par : OURIDA AIT ALI

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