Soufiane Djilali estime que le pays "doit rapidement retrouver un consensus politique national pour renouer les fils de la confiance, réhabiliter la politique et faire face aux potentielles perturbations sociales à venir"...
C’est ce qu’on peut lire dans un communiquĂ© diffusĂ© par la direction du parti. Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de Jil Djadid, Soufiane Djillali, estime urgent que le pays s’engage dans "un consensus politique national pour renouer les fils de la confiance, rĂ©habiliter la politique et faire face aux potentielles perturbations sociales Ă venir". Il appuie son approche par des perspectives Ă©conomiques difficiles, le chĂŽmage, l’inflation galopante et une dĂ©pendance aux importations.
"Les difficultĂ©s socio-Ă©conomiques ne peuvent que renforcer la dĂ©fiance de la sociĂ©tĂ© algĂ©rienne Ă l’encontre des institutions politiques" a-t-il soutenu. De son point de vue, le marasme social et Ă©conomique est entretenu par "une faiblesse manifeste d’un gouvernement qui semble dĂ©connectĂ© de l’opinion publique et les multiples dĂ©cisions contradictoires et rĂ©pressives dans la gestion Ă©conomique du pays⊠dĂ©moralisent les citoyens en gĂ©nĂ©ral et les entreprises en particulier". Pourtant, prĂ©cise-t-il, la "hausse des cours des hydrocarbures offre Ă l’AlgĂ©rie une opportunitĂ© inespĂ©rĂ©e de renflouer les caisses de l’Ă©tat et donner, par lĂ -mĂȘme Ă l’ExĂ©cutif une plus grande marge de manoeuvres pour exĂ©cuter le plan de dĂ©veloppement multisectoriel, qui lui est dĂ©volu. L’investissement productif devrait ĂȘtre largement stimulĂ© et ouvert tant aux capitaux nationaux qu’Ă©trangers. La hausse des coĂ»ts de l’Ă©nergie en Europe dĂ©sormais structurelle, peut donner une opportunitĂ© aux entreprises europĂ©ennes de dĂ©localiser certaines de leurs productions en AlgĂ©rie. C’est Ă l’AlgĂ©rie d’exploiter cette fenĂȘtre au mieux de ses intĂ©rĂȘts" at- il affirmĂ©. Il a recommandĂ©, par ailleurs, de sĂ©curiser les ressources financiĂšres engrangĂ©es grĂące Ă l’embellie sur le marchĂ© des hydrocarbures.
"L’afflux d’une nouvelle manne grĂące aux hydrocarbures devrait par contre inciter les autoritĂ©s publiques Ă une gestion a l’ombre du conflit sur l’Ukraine entre les pays de l’Otan/UE versus la Russie, tant militaire qu’Ă©conomique, les risques sur la valeur des monnaies et des obligations d’Ă©tat, deviennent trop Ă©levĂ©s". Il met en garde contre une quelconque vellĂ©itĂ© d’une surproduction "qui accĂ©lĂ©rerait la dĂ©plĂ©tion de ses rĂ©serves au profit d’une manne volatile dans un environnement probablement hyper inflationniste", et ce dans le cas oĂč l’UE confirme l’embargo progressif sur le pĂ©trole russe. Sur un autre registre, Soufiane Djillali se positionne en faveur du soutien social aux catĂ©gories vulnĂ©rables. Il souligne, nĂ©anmoins. que "les efforts du pays doivent maintenant ĂȘtre axĂ©s sur le dĂ©veloppement Ă©conomique, en particulier sur une rĂ©industrialisation plus offensive. C’est l’activitĂ© Ă©conomique qui peut assurer Ă terme un niveau de vie compatible avec les besoins des AlgĂ©riens et non pas la distribution de la rente, elle-mĂȘme vouĂ©e Ă l’extinction".