Le Midi Libre - evénement - Abdelaziz Bouteflika inhumĂ© au cimetière El-Alia
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Edition du 20 Septembre 2021



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En prĂ©sence de Tebboune et autres cadres de l’Ă©tat
Abdelaziz Bouteflika inhumé au cimetière El-Alia
20 Septembre 2021

L’ancien prĂ©sident de la RĂ©publique, Abdelaziz Bouteflika, dĂ©cĂ©dĂ© vendredi Ă  l’âge de 84 ans, a Ă©tĂ© inhumĂ© hier dimanche après-midi au CarrĂ© des Martyrs du cimetière El-Alia (Alger), en prĂ©sence du prĂ©sident de la RĂ©publique, Abdelmadjid Tebboune.

Le prĂ©sident du Conseil de la Nation, Salah Goudjil, le prĂ©sident de l’AssemblĂ©e populaire nationale (APN), Ibrahim Boughali, le prĂ©sident du Conseil constitutionnel Kamel Fenniche, le Premier ministre, ministre des Finance AĂŻmene Benabderrahmane, le GĂ©nĂ©ral de Corps d’ArmĂ©e, SaĂŻd Chanegriha, ainsi que de hauts responsables de l’État, des membres du Gouvernement, les reprĂ©sentants du corps diplomatique accrĂ©ditĂ© en AlgĂ©rie et des membres de la famille du dĂ©funt ont Ă©galement assistĂ© aux funĂ©railles. Le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, LaĂŻd Rebiga, a prononcĂ© une oraison funèbre avant que la dĂ©pouille d’Abdelaziz Bouteflika ne soit inhumĂ©e.

Le PrĂ©sident Tebboune a dĂ©posĂ© une gerbe de fleurs sur la tombe d’Abdelaziz Bouteflika. Des salves ont Ă©tĂ© tirĂ©es par un dĂ©tachement de la Garde rĂ©publicaine en hommage au dĂ©funt. Le prĂ©sident Tebboune a dĂ©cidĂ© de la mise en berne de l’emblème national Ă  travers le territoire national, endant trois jours. Vendredi soir, la prĂ©sidence de la RĂ©publique a annoncĂ© le dĂ©cès de l’ancien chef de l’État qui a prĂ©sidĂ© aux destinĂ©es de l’AlgĂ©rie pendant 20 ans. Le dĂ©funt Bouteflika, nĂ© le 2 mars 1937, avait succĂ©dĂ© en 1999 Ă  Liamine Zeroual. Il a Ă©tĂ© réélu trois fois: en 2004, 2009 et 2014, soit une annĂ©e après un accident vasculaire cĂ©rĂ©bral (AVC) qui l’avait affaibli physiquement. Il a dĂ©missionnĂ© en avril 2019 suite Ă  un mouvement populaire contre sa candidature Ă  un 5e mandat et appelant Ă  un renouveau dans le pays. Dès son accession Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique en 1999, Bouteflika oeuvre pour le rĂ©tablissement de la paix et la stabilitĂ© dans le pays. Il engage le processus de concorde civile, consacrĂ©, le 16 septembre 1999, par un rĂ©fĂ©rendum qui recueille plus de 98% de suffrages favorables.Il fut Ă  l’origine d’une politique dite de "rĂ©conciliation nationale" qui a conduit, en septembre 2005, et conformĂ©ment Ă  sa promesse Ă©lectorale, Ă  l’adoption par un rĂ©fĂ©rendum populaire, d’une charte de rĂ©conciliation nationale, plĂ©biscitĂ©e par 80% des AlgĂ©riens.

Pendant la Guerre de libĂ©ration nationale, il avait rejoint les rangs de l’ArmĂ©e de libĂ©ration nationale (ALN) en 1956 pour assumer, pendant deux ans, la mission de contrĂ´leur gĂ©nĂ©ral de la wilaya V (1957 et 1958). En 1960, officier de l’ALN, il est affectĂ© aux frontières sud du pays pour commander le "front du Mali" dont la crĂ©ation entrait dans le cadre des mesures visant Ă  faire Ă©chec Ă  l`entreprise de division du pays de la part de la puissance coloniale et Ă  organiser l’acheminement des armes pour le compte des maquis de l’ALN Ă  partir du sud, ce qui lui vaudra le nom de guerre de "Si Abdelkader El Mali". En 1962, il est dĂ©putĂ© Ă  l`AssemblĂ©e constituante et Ă  25 ans, il devient ministre de la Jeunesse, des Sports et du tourisme du premier gouvernement de l`AlgĂ©rie indĂ©pendante. Il est nommĂ©, la mĂŞme annĂ©e, ministre des Affaires Ă©trangères. Reconduit dans les fonctions de ministre des Affaires Ă©trangères, il anime jusqu’en 1979, l’action diplomatique de l’AlgĂ©rie, sous la houlette de l’ancien PrĂ©sident feu Houari Boumediene qui avait initiĂ© la politique de dĂ©fense des pays du Tiers monde et le parachèvement des mouvements de libĂ©ration. Diplomate chevronnĂ© et reconnu, Bouteflika impulsera, pendant plus d’une dĂ©cennie, la politique Ă©trangère qui donnera Ă  l’AlgĂ©rie une notoriĂ©tĂ© au niveau international.

Élu Ă  l’unanimitĂ© PrĂ©sident de la 29e session de l`AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies en 1974, Bouteflika obtient la mise au ban, par la communautĂ© internationale, du rĂ©gime sud-africain pour sa politique de l`apartheid et fait admettre, malgrĂ© les oppositions, le leader de l`Organisation de libĂ©ration de la Palestine, feu Yasser Arafat, qui prononcera un discours devant l`AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale. Ă€ la mort du PrĂ©sident Houari Boumediene, en 1978, il est contraint Ă  un exil. De retour en AlgĂ©rie en janvier 1987, il sera signataire de la "motion des 18" consĂ©cutive aux Ă©vĂ©nements d’octobre 1988. En dĂ©cembre 1998, il fait part de sa dĂ©cision de se prĂ©senter, en tant que candidat indĂ©pendant Ă  l`Ă©lection prĂ©sidentielle anticipĂ©e d`avril 1999. Il est Ă©lu prĂ©sident de la RĂ©publique le 15 avril 1999.


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