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Edition du 4 Fevrier 2021



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La Tunisie réagit
4 Fevrier 2021

Le ministère tunisien des Affaires Ă©trangères, de la Migration et des Tunisiens Ă  l’Ă©tranger a affirmĂ© son "profond Ă©tonnement face aux dĂ©clarations attentatoires Ă  l’AlgĂ©rie, pays frère", soulignant que de telles "attitudes irresponsables n’engagent que leurs auteurs, et nullement l’État tunisien."

Le ministère a publiĂ© un communiquĂ© sur sa page Facebook, dans lequel il a exprimĂ© son "profond Ă©tonnement face aux dĂ©clarations attentatoires Ă  l’AlgĂ©rie, pays frère", rĂ©itĂ©rant son "rejet catĂ©gorique de toute tentative dĂ©sespĂ©rĂ©e tendant de porter atteinte Ă  la force et Ă  la profondeur des liens fraternels et des relations stratĂ©giques entre la Tunisie et l’AlgĂ©rie." C’Ă©tait en rĂ©ponse aux dĂ©clarations de l’ancien PrĂ©sident tunisien, Moncef Marzouki, dans lesquelles il accuse l’AlgĂ©rie d’"immixtion dans les affaires tunisiennes", durant les Ă©vènements du prĂ©tendu "printemps arabe".

"Ces dĂ©clarations n’entameront, en rien, les relations tuniso-algĂ©riennes exceptionnelles qui ne cessent d’enregistrer un dĂ©veloppement remarquable, grâce Ă  la volont sincère des dirigeants des deux pays de renforcer la coordination, la concertation ainsi que la foi commune en les valeurs de fraternitĂ©, de solidaritĂ© et e communautĂ© du destin pour le mieux des intĂ©rĂŞts des deux peuples frères", a soutenu le MAE tunisien. Le prĂ©sident du mouvement tunisien Ennahdha, Rached Ghannouchi a affirmĂ©, mardi, qu’il ne tolèrera aucune atteinte Ă  la relation stratĂ©gique liant les deux pays frères, la Tunisie et l’AlgĂ©rie. "Nous ne tolĂ©rerons, dans l’intĂ©rĂŞt de la Tunisie, aucune atteinte Ă  la relation stratĂ©gique qui nous lie Ă  nos frères algĂ©riens", a dĂ©clarĂ© Ghannouchi lors d’une entrevue accordĂ©e Ă  Radio AlgĂ©rie internationale (RAI).

"Nous ne tolĂ©rerons aucune atteinte Ă  la relation stratĂ©gique entre l’AlgĂ©rie et la Tunisie"

La rĂ©action de Ghannouchi intervient dans le contexte des dĂ©clarations de l’ex- PrĂ©sident tunisien, Moncef Marzouki. "Notre relation avec l’AlgĂ©rie est Ă  l’avantgarde des relations internationales et rĂ©gionales, Ă©tant une relation stratĂ©gique, et nous sommes reconnaissants Ă  nos frères algĂ©riens, État et peuple, pour avoir Ă©tĂ© aux cĂ´tĂ©s des Tunisiens dans les moments difficiles", a-t-il soutenu. "La Tunisie s’est engagĂ©e dans une pĂ©riode de transition dĂ©mocratique, durant la dĂ©cennie de l’Ă©tape post-RĂ©volution, une Ă©tape semĂ©e d’embuches et de difficultĂ©s. Le soutien assurĂ© par l’AlgĂ©rie Ă  la Tunisie lors de notre transition dĂ©mocratique s’est caractĂ©risĂ© par des dons et des crĂ©dits et mĂŞme par les millions d’AlgĂ©riens qui on insufflĂ© une dynamique Ă  la vie touristique et Ă©conomique de notre pays au moment oĂą les pays europĂ©ens nous ont abandonnĂ© en pĂ©riode de troubles". A la veille de la commĂ©moration des Ă©vĂ©nements de Sakiet Sidi Youssef, "nous rĂ©affirmons notre engagement Ă  hisser ces relations Ă  de hauts niveaux et Ă  rĂ©aliser l’intĂ©gration des Ă©conomies de nos deux pays et de leurs politiques intĂ©rieure et extĂ©rieure", a poursuivi l’invitĂ© de la RAI.

Evoquant ce qu’il appelle une "lutte pour le pouvoir entre les prĂ©sidences de la RĂ©publique et le Parlement en Tunisie", M. Ghannouchi a affirmĂ© qu’il "n’y a aucune lutte pour la prĂ©sidence en Tunisie, en l’existence d’une nouvelle Constitution que nous concrĂ©tisons sur le terrain (...), incluant des points nĂ©cessitant leur modification et d’autres auxquels nous sommes attachĂ©s". Sur la crise politique en Tunisie sur fond de remaniement partiel du gouvernement, le prĂ©sident du Mouvement Ennahdha a reconnu que "dans tous les pays, des difficultĂ©s peuvent survenir dans l’application d’une nouvelle Constitution. Toutefois, le règlement de tels problèmes se fait par la voie lĂ©gale pour parvenir Ă  un consensus par le dialogue entre les autoritĂ©s concernĂ©es dont le rĂ´le consiste Ă  aboutir Ă  une entente et non Ă  l’impasse". Nous "avons besoin de consensus pour rĂ©gler tous les diffĂ©rends et problèmes existants, et ce Ă  travers une Cour constitutionnelle qui sera le seul arbitre", a-t-il dit.

Par : LAKHDARI BRAHIM

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