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Edition du 7 Janvier 2021



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Prévisions de la banque mondiale
Le PIB de l’AlgĂ©rie devrait connaĂ®tre un rebond en 2021
7 Janvier 2021

Selon le rapport "Perspectives Ă©conomiques mondiales" de la Banque mondiale qui a publiĂ© ce mois de janvier dans son Ă©dition semestrielle, le produit intĂ©rieur brut (PIB) de l’AlgĂ©rie devrait se contracter de 6,5 %.

L’Ă©conomie algĂ©rienne devrait ainsi progresser de 3,8 % en 2021 et de 2,1 % en 2022, prĂ©voit l’institution de Bretton Woods. Pour rappel, la loi de finances 2021 table sur une croissance de 4 % du produit intĂ©rieur brut, après un recul de 4,6 %, selon les estimations de clĂ´ture pour l’exercice 2020. Dans la rĂ©gion du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (Mena), la pandĂ©mie de Covid-19 a provoquĂ© une contraction de la production estimĂ©e Ă  5 % en 2020. Le nombre de personnes ayant perdu leur travaila fait un bond dans de nombreux pays et les niveaux d’emploi demeurent faibles. Les chocs exercĂ©s par la pandĂ©mie sur les revenus devraient plonger des dizaines de millions d’habitants supplĂ©mentaires sous le seuil de pauvretĂ© de 5,50 dollars par jour. La production Ă©conomique dans les pays exportateurs de pĂ©trole de la rĂ©gion a affichĂ© une baisse estimĂ©e Ă  5,7 % l’annĂ©e dernière. La croissance du secteur pĂ©trolier continue d’ĂŞtre freinĂ©e par les engagements pris dans le cadre de l’accord de rĂ©duction de la production conclu par l’alliance Opep +.

La contraction a Ă©tĂ© plus faible (2,2 %) en 2020 dans les pays importateurs de pĂ©trole grâce Ă  une propagation relativement lente de la Covid-19 au premier semestre de l’annĂ©e et Ă  la baisse des cours pĂ©troliers. Les taux d’infection ont toutefois rapidement augmentĂ© par la suite et les nouvelles incertitudes qui caractĂ©risent les politiques publiques aggravent les effets des perturbations de l’activitĂ© dues Ă  la pandĂ©mie. La plupart des pays de la rĂ©gion ont annoncĂ© des programmes de relance budgĂ©taire qui prĂ©voient une augmentation des dĂ©penses de santĂ© et de protection sociale, des rĂ©ductions et des reports des paiements au titre de l’impĂ´t ainsi que l’octroi de prĂŞts et de garanties aux entreprises. Les ajustements apportĂ©s Ă  la politique monĂ©taire, qui ont donnĂ© lieu Ă  une rĂ©duction moyenne des taux d’intĂ©rĂŞt de plus de 125 points de base, ont Ă©galement contribuĂ© Ă  attĂ©nuer les rĂ©percussions Ă©conomiques de la pandĂ©mie. L’activitĂ© Ă©conomique en Moyen-Orient et en Afrique du Nord devrait, selon les projections de la BM, afficher une modeste reprise (2,1 %) en 2021, en raison des dommages persistants provoquĂ©s par la pandĂ©mie et de la faiblesse des cours du pĂ©trole. Ces perspectives tablent sur la maĂ®trise de la pandĂ©mie, la stabilisation des prix pĂ©troliers, l’absence de toute escalade des tensions gĂ©opolitiques et le dĂ©ploiement de vaccins anti-Covid au deuxième semestre.

Selon les projections basĂ©es sur l’hypothèse d’une amĂ©lioration de la situation pendant une pĂ©riode de deux ans, en 2022, la production Ă©conomique sera encore infĂ©rieure de 8 % au niveau indiquĂ© par les estimations Ă©tablies avant la pandĂ©mie. Les effets seront plus marquĂ©s pour les pays importateurs de pĂ©trole que pour les pays exportateurs. Le taux de croissance des pays exportateurs de pĂ©trole devrait atteindre 1,8 % cette annĂ©e, grâce Ă la normalisation de la demande de pĂ©trole, l’assouplissement escomptĂ© des quotas de production de pĂ©trole de l’Opep+, la poursuite de politiques d’accompagnement et l’Ă©limination progressive des restrictions imposĂ©es par les pays en raison de la pandĂ©mie. En Arabie saoudite, l’activitĂ© bĂ©nĂ©ficiera du redĂ©marrage des projets ’Ă©quipement publics, qui avaient Ă©tĂ© remis Ă  une date ultĂ©rieure durant la pandĂ©mie, et de la remontĂ©e de la demande après la forte hausse de la taxe Ă  la valeur ajoutĂ©e. La croissance devrait s’accĂ©lĂ©rer en RĂ©publique islamique d’Iran grâce Ă  la reprise de la consommation intĂ©rieure et du tourisme et Ă  l’attĂ©nuation des perturbations engendrĂ©es par la Covid-19.

Le Groupe de la Banque mondiale, l’une des principales sources de financements et de connaissances pour les Ă©conomies en dĂ©veloppement, prend des mesures rapides et de grande envergure en vue d’aider ces pays Ă  renforcer leur action contre la pandĂ©mie. Il s’attache Ă  appuyer les interventions de santĂ© publique et Ă  garantir la circulation de fournitures mĂ©dicales de première nĂ©cessitĂ© tout en soutenant le secteur privĂ© pour permettre aux entreprises de poursuivre leurs activitĂ©s et maintenir les emplois. Le Groupe de la Banque mondiale prĂ©voit de mobiliser jusqu’Ă  160 milliards de dollars sur une pĂ©riode de 15 mois qui s’achèvera en juin 2021, afin d’aider plus de 100 pays Ă  protĂ©ger les populations pauvres et vulnĂ©rables, soutenir les entreprises et favoriser le redressement de l’Ă©conomie. Ce montant comprend notamment 50 milliards de dollars sous forme de nouveaux dons et de prĂŞts Ă  des conditions très favorables fournis par l’IDA, ainsi qu’une enveloppe de 12 milliards de dollars destinĂ©e Ă  financer l’achat et la distribution de vaccins contre la Covid-19 dans les pays en dĂ©veloppement.

Par : RIAD EL HADI

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