Le ministre des Finances, Aymen Benabderrahmane, a annoncé une disparition prochaine du marché noir des devises en Algérie.
En effet, invitĂ© du Forum de la Radionationale, le ministre des Finances, Aymen Benabderrahmane, a annoncĂ© une disparition prochaine du marchĂ© noir des devises en AlgĂ©rie, ainsi qu’une hausse dans la valeur du dinars algĂ©rien durant les prochaines annĂ©es, a rapportĂ© le site AlgĂ©rie Eco. Dans le dĂ©tail, le ministre s’est exprimĂ© au sujet du plan de relance du prĂ©sident de la RĂ©publique, qui va oeuvrer dans l’augmentation de la valeur de la monnaie nationale au cours des annĂ©es Ă venir. Mais pas que, il a aussi prĂ©cisĂ© que la suppressiondu marchĂ© parallèle de la devise a dĂ©jĂ commencĂ©.
Il est Ă noter, que dans cette dĂ©marche d’Ă©radication du marchĂ© noir de la devise en AlgĂ©rie, plusieurs mesures ont Ă©tĂ© prises. Ainsi, l’opĂ©ration a dĂ©jĂ commencĂ© en mars dernier, a indiquĂ© le mĂŞme responsable. Ceci, Ă travers la crĂ©ation du marchĂ© interbancaire de change. Ce mĂŞme marchĂ© regroupe, en effet, toutes les opĂ©rations de change entre les diffĂ©rentes banques et Ă©tablissements financiers. Cependant, le premier responsable du secteur des Finances, en AlgĂ©rie, a dĂ©clarĂ© que d’autres mesures sont en cours d’exĂ©cution.
Il a expliquĂ©, que le marchĂ© noir sera totalement Ă©radiquĂ© dans les mois Ă venir. Toutefois et comme il l’a dĂ©jĂ prĂ©cisĂ©, le ministre indique que la valeur de la monnaie n’est que le miroir de l’Ă©conomie du pays. Ce qui explique l’importance de dĂ©tacher l’Ă©conomie nationale de la rente pĂ©trolière. Et d’encourager la production locale. En outre, il y aura le dĂ©veloppement de la productivitĂ©. Ce qui pourra sans doute oeuvrer en faveur du dinar. C’est-Ă dire, selon l’intervenant, on aura une augmentation de la valeur de la monnaie nationale. Ceci dit, le mĂŞme orateur a expliquĂ© que l’Ă©conomie du pays serait plutĂ´t mal structurĂ©e, mais pas faible. De plus et avec l’application du plan de la relance Ă©conomique qui touchera plusieurs secteurs confondus, la valeur du dinar algĂ©rien se verra augmenter dans les annĂ©es Ă venir. Alors, une restructuration va Ă©merger. Elle fera en sorte d’atteindre un but prĂ©cis. Il s’agit d’un degrĂ© important d’autosuffisance en AlgĂ©rie en 2021.
"On dépensait sans vérifier la qualité et les conditions de réalisation des projets"
"On dĂ©pensait sans vĂ©rifier la qualitĂ© et les conditions de rĂ©alisation des projets.DorĂ©navant, on va accorder une attention particulière aux modalitĂ©s de la dĂ©pense publique, et Ă la qualitĂ© de cette dĂ©pense", a dĂ©clarĂ© Aymen Benabderrahmane, ministre des Finances, au Forum de la ChaĂ®ne Une de la Radio nationale. Il a parlĂ© d’un grand programme de rĂ©forme des finances publiques, des banques et des assurances, avec la promulgation d’une douzaine de textes l’application des lois organiques de finances. "Il s’agit de maĂ®triser les dĂ©penses, l’utilisation des recettes et les plans d’investissements publics. Cela ne veut pas dire austĂ©ritĂ© budgĂ©taire. Il s’agit d’une rationalisation des dĂ©penses. Il y aura un contrĂ´le strict sur les dĂ©penses publiques. La dĂ©pense publique doit avoir un impact positif sur la sociĂ©tĂ©", a-t-il plaidĂ©.
Les affectations budgétaires des ministères annoncées jeudi 7 janvier 2021
Il a Ă©voquĂ© les efforts fournis pour prĂ©senter au Parlement, la loi sur le règlement budgĂ©taire (qui contrĂ´le les dĂ©penses autorisĂ©es par la loi de finance), dans des dĂ©lais plus courts. Il a annoncĂ© que les affectations budgĂ©taires pour chaque dĂ©partement ministĂ©riel ne se feront plus en mars mais la première semaine du mois de janvier de chaque annĂ©e. En ce sens, jeudi 7 janvier 2020, tous les dĂ©partements ministĂ©riels et institutions auront leurs budgets. "C’est une prouesse considĂ©rable que nous avons fait", a-t-il dit.
Évaluation des banquespubliques sur l’octroides crĂ©dits Aymen Benabderrahmane a Ă©galement dĂ©clarĂ©, que des nouvelles mesures relatives Ă la rĂ©forme du système bancaire et Ă la gestion des banques, seront annoncĂ©es la semaine prochaine. Une Ă©valuation se fera, selon lui, dans toutes les banques publiques, sur les conditions d’octroi de crĂ©dits Ă partir de ce mardi 5 janvier 2020. Le but est de dĂ©voiler tous les dysfonctionnements constatĂ©s dans les procĂ©dures d’octroi de crĂ©dits, surtout au niveau des comitĂ©s chargĂ©s d’Ă©tudier les demandes de prĂŞts. "In fine, c’est le TrĂ©sor public qui subit toute la charge de la mauvaise gestion au niveau des banques", a-t-il dit en parlant d’un "assainissement" du portefeuille des crĂ©dits au niveau du TrĂ©sor public.
Aucun nouvel impĂ´t dans la loi de Finances 2021
"Vous avez remarquĂ© que nous n’avons introduit aucun nouvel impĂ´t dans la loi de Finances 2021. Il y a mĂŞme eu un abattement
fiscal pour les salaires entre 40 et 42.000 dinars. La taxe sur le carburant de 1.500 dinars a Ă©tĂ© supprimĂ©e", a prĂ©cisĂ© le ministre. Il a Ă©voquĂ© le lancement de la rĂ©forme du système fiscal, depuis juillet 2020. Les nouvelles mesures relatives Ă la transparence, Ă l’Ă©quitĂ© fiscale et aux facilitĂ©s fiscales ont Ă©tĂ© introduites dans la loi de Finances 2021.
Expertise coréenne pour "numériser" les douanes
Le ministre a annoncé que "la numérisation" des services des douanes sera achevée dans quelques semaines. Des experts coréens ont été sollicités pour assurer cette opération. "Ce projet remonte à quelques années. Nous avons déjà franchi plusieurs étapes. Reste quelques procédures à achever.
L’Ă©quipe spĂ©cialisĂ©e corĂ©enne n’a pas pu se dĂ©placer, en raison de la crise de la Covid- 19 (suspension des vols internationaux)",a-t-il indiquĂ©. Les services des douanes ont, selon lui, pris plusieurs mesures ces derniers mois pour rĂ©duire la surfacturation dans les opĂ©rations d’import-export, Ă travers notamment, l’Ă©change d’informations avec les services fiscaux et les secteurs ministĂ©riels ayant un rapport avec le commerce extĂ©rieur.
RĂ©duction de la facture d’importation de huit milliards de dollars
"Nous estimons que la surfacturation constitue de 30 Ă 35 % de la facture globale d’importation ces dernières annĂ©es. En 2014, la facture d’importation Ă©tait de 64 milliards de dollars en raison notamment de la surfacturation", a-t-il rappelĂ©. "Actuellement, nous sommes Ă 27 milliards de dollars, cela rĂ©pond aux besoins du marchĂ© national. A la fin dĂ©cembre 2020, nous avons rĂ©duit la facture d’importation de 8 milliards de dollars.
Cette rĂ©duction sera plus importante en 2021 sans que cela ait un impact sur l’approvisionnement du marchĂ© national", a encore dĂ©taillĂ© Aymen Benabderrahmane. Il a parlĂ© de mesures fiscales, douanières et commerciales, contenues dans la loi de Finances 2021 pour rendre la production nationale plus concurrentielle par rapport aux produits importĂ©s et booster les exportations.