Le Midi Libre - evénement - "Après sa restructuration, on a dĂ©sormais un outil de souverainetĂ© nationale du mĂ©dicament"
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Edition du 16 Septembre 2020



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Le pr. Kamel Mansouri, directeur gènèral de l,agence nationale du mèdicament ;
"Après sa restructuration, on a désormais un outil de souveraineté nationale du médicament"
16 Septembre 2020

HĂ©ritant d’un dĂ©sordre gĂ©nĂ©ral depuis sa crĂ©ation en 2008, l’Agence nationale du mĂ©dicament accuse un immense retard sur le calendrier national, souffrant d’un manque criard de tout ce qui fait d’elle une Agence de souverainetĂ© nationale du mĂ©dicament. Elle n’est, selon son directeur Kamel Mansouri, rĂ©ellement opĂ©rationnelle que depuis juillet 2020.

En effet, fait-il savoir, on peut dire concrètement qu’après un rĂ©el challenge de restructuration, de rĂ©adaptation et d’acquisition effectuĂ©s suite aux dernières orientations du prĂ©sident de la RĂ©publique, "on a maintenant une Agence qui est opĂ©rationnelle et effective tant bien que mal, sans pour autant omettre de dire qu’il reste toutefois beaucoup de choses Ă  faire pour son dĂ©veloppement". InvitĂ© hier de la rĂ©daction de la Radio chaine 3, M. Mansouri a prĂ©sentĂ© l’Agence qu’il drive, tel un instrument de souverainetĂ© nationale qui est chargĂ©, notamment d’assurer l’homologation de tout ce qui relève du pharmaceutique en gĂ©nĂ©ral et qui veille Ă  mettre une politique nationale du mĂ©dicament dont l’aspect financier Ă  savoir la rĂ©duction de la facture des importations mĂ©dicamenteuses. "Et pour rĂ©duire la balance importation-exportation, l’on se doit de respecter le rapport qualitĂ© de production selon les standards internationaux", prĂ©cise-t-il.

Pour ce qui est de la rĂ©gulation du marchĂ© du mĂ©dicament, l’Agence contribue, selon son directeur, indirectement par le processus d’enregistrement ou d’homologation, expliquant qu’"en cas de besoin d’un mĂ©dicament sur le marchĂ© on est obligĂ© de l’enregistrer et parfois dans des conditions particulières, quand le mĂ©dicament est indiquĂ© en urgence, lĂ  on est obligĂ© d’activer le processus de production sur demande des instances qui transmettent la demande des prescripteurs selon les normes standards internationales". Il s’Ă©norgueille en disant qu’"on a de la chance car les bonnes pratiques existent dĂ©jĂ ", encore faut-il "les rĂ©adapter Ă  notre environnement, au niveau national, pour assurer de mettre sur le marchĂ© des mĂ©dicaments rĂ©pondant aux standards internationaux en matière de qualitĂ©, d’efficacitĂ© et de sĂ©curitĂ©".

Est-ce Ă  dire que ces pratiques mises en place depuis un peu plus longtemps (dĂ©cret de 2008 donnant naissance de l’Agence nationale de mĂ©dicament), n’ont Ă©tĂ© jusque-lĂ  opĂ©rationnelles qu’en 2017, avant d’ĂŞtre relancĂ©e suite aux dernières orientations du gouvernement ? "On estime ĂŞtre dans un secteur fortement rĂ©glementĂ© qui obĂ©it Ă  de bonnes pratiques depuis la fabrication jusqu’Ă  la dispensation", rĂ©pliqua M. Mansouri. Pour rĂ©aliser cela, explique-t-il, il y a plusieurs procĂ©dĂ©s Ă  mettre en route pour son dĂ©veloppement dont les axes de formation, sa restructuration, des compĂ©tences Ă  pourvoir, des niveaux d’expertise Ă  acquĂ©rir, etc. Et du point de vue logistique, abondet- il, "l’Agence est maintenant de plein statut spĂ©cifique, comme notifiĂ© dans les textes - donc elle n’est plus une EPA - qui ont mis fin Ă  une ambiguĂŻtĂ© de statut car on n’avait pas de contrĂ´le, de mĂŞme pour le personnel qui Ă©tait celui de l’ex Laboratoire national central (LNC), ainsi que le manque du budget. "Ces insuffisancesn’ont pas aidĂ© Ă  installer l’Agence jusqu’en juillet 2020 et le LNC n’a Ă©tĂ© dissous qu’Ă  cette date par dĂ©cret prĂ©sidentiel", a-t-il affirmĂ©. Une fois installĂ©e,

l’Agence a pu, concrètement, nommer son personnel et acquis son budget consĂ©quemment avec revalorisation des salaires et payement des arriĂ©rĂ©s ainsi elle a pu acquĂ©rir des locaux bien amĂ©nagĂ©s pour recevoir les opĂ©rateurs après quoi l’Agence a commencĂ© d’accomplir la mission qui est la sienne : le contrĂ´le, la disponibilitĂ© du mĂ©dicament et de rĂ©duire la facture d’importation. L’impĂ©ratif du passage du genre chimique au bio-thĂ©rapeutique Sur ce registre, et Ă  l’optique de rĂ©duire la facture mĂ©dicamenteuse de 400 mille dollars Ă  l’horizon dĂ©cembre 2020, l’orateur explique que l’Agence a du pain sur ses planches car elle est interpelĂ©e par des prioritĂ©s. "Etant donnĂ© que la sphère du mĂ©dicament a connu des rĂ©volutions Ă  l’Ă©chelle mondiale, notre challenge est de passer du mĂ©dicament chimique au mĂ©dicament bio-thĂ©rapeutique (qui est un genre complexe)".

"Donc, c’est d’assurer le passage de cette catĂ©gorie de mĂ©dicament en procĂ©dant par l’Ă©valuation, son contrĂ´le et la promotion de sa production nationale", a-t-il soulignĂ© en substance, indiquant que "cette catĂ©gorie de bio-mĂ©dicaments indiquĂ©s par exemple en hĂ©matologie, en oncologie, les maladies orphelines, les dĂ©rivĂ©s sanguins, les anticoagulants" . Ces mĂ©dicaments, a-t-il rappelĂ©, sont essentiellement des mĂ©dicaments spĂ©cifiques destinĂ©s aux hĂ´pitaux et encourager les opĂ©rateurs nationaux privĂ©s installĂ©s en AlgĂ©rie auront la charge de rĂ©duire cette facture et permettent d’honorer les besoinsde la Pharmacie centrale algĂ©rienne (PCA), chargĂ©e Ă  son tour d’approvisionner les Centres hospitaliers et Etablissements hospitaliers universitaires (EHU).

Par : CHAHINE ASTOUATI

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