1969, le professeur Leonard Kleinrock et ses collĂšgues de l’UniversitĂ© de Californie Ă LosAngeles ont fait "parler" un ordinateur avec une autre machine, situĂ©e dans une rĂ©gion qui allait devenir la Silicon Valley.
Al’origine, le projet s’appelait "Arpanet", du nom de la branche de recherche de l’armĂ©e amĂ©ricaine qui le finançait, la "Defense Advanced Research Projects Agency", fondĂ©e en 1958. Les ingĂ©nieurs avaient trouvĂ© le moyen de transmettre des donnĂ©es par les ordinateurs en les cassant en plusieurs paquets numĂ©riques. L’enthousiasme des dĂ©buts a Ă©tĂ© entamĂ© par les consĂ©quences nĂ©fastes et inattendues de cette innovation â
l’ancĂȘtre d’Internet. "Je n’avais pas du tout vu venir l’aspect - rĂ©seaux sociaux -. Je pensais faire communiquer les gens avec les ordinateurs, ou les ordinateurs entre eux, mais pas les gens entre eux", raconteM. Kleinrock, qui aura 85 ans en juin. Quelque 4 milliards de personnes dans le monde utilisent dĂ©sormais le rĂ©seau, qui, croyait-on, allait apporter l’Ă©galitĂ© et la connaissance Ă la majoritĂ©. "En tant qu’ingĂ©nieurs nous ne pensions pas aux comportements malveillants", concĂšde encore le professeur.