La pièce Tidak n Nna Fa, une comédie levant le voile sur les travers de lasociété et le mépris envers la femme,a été présentée, dimanche soir à Alger, devant un public férus dethéatre d’expression amazighe.Ecrite et mise en scène par ArabSekhi, Tidak n Nna Fa
(Les vérités de Fadhma ), porte un regard critique sur la place de la femme dans lasociété kabyle à travers une dialectiquemédecin-patient. Accueilli pour la première fois sur les planches du théâtre national algérien, Mahieddine-Bachtarzi, ce spectacleproduit par la troupe du Théâtrede renouveau amazigh (TRA), meten scène les péripéties d’une vieillepatiente, laquelle se rend chez son médecin avec l’espoir de trouver uneoreille attentive à ses épreuves.
Se posant en confident, le médecin accepte de se mettre à l’écoute de cette patiente qui se révèle indiscrèteet qui lui assène toutes ses vérités: des douleurs du corps aux maux de la société qu’elle énumère et décortiqueà l’envi.Délivré dans un langage riche enmétaphores, le spectacle donne lieu à un dialogue entre le médecin et sa malade, truffé de métaphores puisées du terroir de Kabylie. Alliant parfaitement les situationscomiques et satiriques, le metteur enscène a réussi à mettre à nu la penséeréductrice envers la femme laquellene cesse de revendiquer sa placedans une société percue commemisogyne