L’université Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou abritera, les 23 et 24 juin prochains, un colloque international inhérent au présent et à l’avenir de la langue amazighe. Il s’agira ainsi, selon Saïd Chemakh, adjoint du chef de département de langue et culture amazighes de la même université, d’une rencontre internationale sur la linguistique de corpus.
« A l’ère de la grande technologie, d’internet, la linguistique de corpus est de plus en plus confrontée à des champs connexes auxquels elle est de plus en plus appelée à participer. Le traitement et l’informatisation des corpus oraux ou écrits supposent un certain nombre d’outils théoriques et de techniques qu’on devait maîtriser. Le premier point est la définition des métadonnées.
La question des métadonnées commence à se poser sérieusement lorsque se multiplient les ressources linguistiques informatisées et potentiellement accessibles en ligne », relève-t-on dans le texte exposant la problématique dudit colloque. Il s’agit de se mettre d’accord sur des descripteurs qui permettront ensuite une recherche efficace dans un catalogue qui renverra aux ressources elles-mêmes, ajoute-t-on. « Le traitement de métadonnées fait appel à un certain nombre de projets sur les métadonnées comme, par exemple, le Dublin Core.
Mais elle entre aussi dans l’élaboration des digital humanities, dans le fait que les humanités ou SHS sont de plus en plus technologisées », expliquent encore les organisateurs. Pour ces derniers, les logiciels d’annotation des corpus écrits sont déjà anciens et ils ne permettent pas toujours d’aboutir à un balisage robuste. L’annotation des corpus oraux est plus récente et pose encore de très nombreux problèmes auxquels il faut réfléchir pour y apporter des solutions.
« Les techniques de conservation des corpus, leur accessibilité à travers le net, les problèmes juridiques liés à la publication de ces corpus qu’ils soient écrits ou oraux sont des questions d’actualité qui appellent une réflexion et concertation avec tous les spécialistes du domaine », conclut-on. Notons que ce colloque verra la participation d’universitaires qui viendront de France, Suisse, Maroc et de plusieurs universités algériennes.
Par : L. B.