L’initiative est louable et à encourager : l’Assemblée populaire communale de Tirmitine, dans la wilaya de Tizi-Ouzou, a édité le premier numéro du journal de la commune.
La revue qui porte le nom de Alternative a été conçue techniquement de manière agréable avec des pages en couleur et aérées. La revue a aussi l’atout d’être variée et riche et de se pencher sur plusieurs domaines de la vie. Les concepteurs de cette revue ont élu domicile au niveau du siège de la bibliothèque communale de Tirmitine.
Saïd Snaoui, maire de Tirmitine, a estimé dans un bref message adressé à la rédaction de la revue qu’il s’agit s’une initiative louable : « Je salue les initiateurs et les animateurs de cette publication qui est véritablement la bienvenue car elle vient renforcer les moyens de communication. L’intérêt et l’utilité de ce journal, auquel je souhaite plein succès, est de servir de lien privilégié entre les citoyens d’une part et d’autre part l’ensemble des responsables locaux, élus et personnels administratifs, véritables acteurs du développement ».
Dans ce premier numéro, les rédacteurs proposent plusieurs sujets comme un article qui revient sur les dernières élections municipales. Un autre long article très documenté revient sur l’histoire de la commune de Tirmitine qui a été créée après la loi du 4 février 1984 ayant réorganisé le système territorial en Algérie. La revue propose, en outre, un autre texte sur l’environnement dans la même région.
La revue de la commune de Tirmitine déplore, par ailleurs, les difficultés rencontrées par les citoyens dans le domaine des transports qui connaît plusieurs carences. Alternatives revient, dans un autre écrit, sur les travaux de raccordement du gaz naturel dans la commune de Tirmitine. Un autre article déplore le problème du banditisme qui empoisonne le cadre de vie dans cette région. La culture n’a pas été oubliée par les concepteurs de la revue.
On peut y lire une longue interview ave Said Zerrouki, chanteur de la région, issu du conservatoire de musique de la maison de la culture de Tizi Ouzou. Un autre article est consacré à la bibliothèque communale avec un mini-reportage photo mettant en exergue les différents bureaux de cette jolie infrastructure.
Des articles de sports, sur Yennayer et des jeux sont aussi au menu de la revue rédigée dans trois langues : français, arabe et anglais. Un seul point noir en revanche mérite d’être déploré : Pourquoi la langue amazighe n’a pas eu sa part dans cette revue, éditée pourtant en plein cœur de la Kabylie ? Espérons que dans le prochain numéro, les rédacteurs se rattraperont.
Par : L. B.