Le percussionniste français, Miguel Gomez, et son orchestre ont
enflammé, jeudi soir lors de la 8e soirée du festival, Dimajazz, le théâtre régional de Constantine en offrant à un public toujours aussi nombreux, une ambiance de salsa très festive.
Dès les premières percussions et les premières notes des trompettes et des
guitares de musiciens venus du Venezuela, d’Espagne et de France, la salle, déjà chauffée, s’est embrasée lorsque résonnèrent les voix puissantes des chanteurs cubains Yosvany Quiros et Alexis Donatien. Le public répond d’emblée présent et ne tient plus en place devant la vivacité des sonorités latino. Miguel Gomes et son groupe transportent l’auditoire du côté des caraïbes en le gratifiant d’une musique héritée de plusieurs cultures musicales, africaine, espagnole et indienne. Cuivres ahurissants, insistants et syncopés répondent à des percussions enivrantes d’un Miguel Gomez passé maître en la matière, provoquent un effet irrésistible sur le public. La maracon et la guacharaca, deux instruments propres à la musique latino-américaine s’en mêlent et l’ambiance se déchaîne jusqu’au milieu de la nuit. En première partie de soirée, le groupe français The Volunteered Slaves, baptisé ainsi en hommage à Roland Kirk, le multi-instrumentiste de jazz américain, avait déjà mis le public en appétit. Dirigée par le saxophoniste Olivier Temime, la formation interprète des morceaux de son album Breakfast in Babylon mêlant rythmes de jazz, de funk et d’Afrique.