Les familles qui se sont vues contraintes de ’’cohabiter’’ avec les dĂ©charges ne cessent de se plaindre des dĂ©sagrĂ©ments causĂ©s par cette situation.
La Nouvelle-Ville de Tizi-Ouzou est envahie par les ordures mĂ©nagères qui s’entassent sur les trottoirs et dans les quartiers, suite Ă leur non enlèvement depuis plus d’une semaine, a-t-on constatĂ©.
Des dĂ©potoirs Ă©normes, dĂ©bordant sur la chaussĂ©e, poussent comme des champignons sous le soleil qui accĂ©lère la dĂ©composition des dĂ©chets, dĂ©gageant des relents pestilentiels qui empestent l’air et causent des dĂ©sagrĂ©ments aux habitants.
Pour faire face Ă cette situation insupportable, des habitants n’ont pas hĂ©sitĂ© Ă mettre le feu Ă certaines dĂ©charges sauvages, rendant encore l’air irrespirable par les fumĂ©es acres de plastique brĂ»lĂ© qui s’y dĂ©gage, a-t-on encore constatĂ© au niveau notamment de la citĂ© Mohamed-Boudiaf et du quartier dit La Tour rapporte l’APS.
Les familles qui se sont vues contraintes de ’’cohabiter’’ avec les dĂ©charges, ne cessent de se plaindre des dĂ©sagrĂ©ments causĂ©s par cette situation.
Une dame rencontrée au niveau de la cité Mohamed-Boudiaf, a fait part de cette situation insupportable. "Nous sommes obligés de fermer nos fenêtres, et renoncer à la fraîcheur matinale et nocturne, pour que les odeurs nauséabondes ne rentrent pas".
Sur un trottoir qui fait face Ă une boulangerie-pâtisserie, les bacs Ă ordures ont dĂ©bordĂ© depuis longtemps et sont engloutis par les sacs poubelles et les cartons d’emballage.
Le propriĂ©taire de cette boulangerie ne cache par sa colère face Ă ce problème d’insalubritĂ© publique. "Qui viendra acheter du pain ou des gâteaux, dans un magasin qui fait face Ă un dĂ©potoir. Les clients ne viennent plus chez moi, depuis plus d’une semaine, car les Ă©manations du dĂ©potoir arrivent jusque dans mon magasin", peste-t-il.
Des bâtiments sans bacs
Ă ordures
Dans cette mĂŞme citĂ© et sur la façade du bâtiment numĂ©ro 4, une banderole est accrochĂ©e au dessus d’une niche Ă ordure sur laquelle il est Ă©crit : "Cette niche poubelle est rĂ©servĂ©e aux habitants du bâtiment numĂ©ro 4. Les personnes Ă©trangères au bâtiment sont priĂ©es de respecter cette note faute de quoi, leur responsabilitĂ© est engagĂ©e".
Un habitant de ce bâtiment explique que "les habitants des autres immeubles viennent jeter leurs poubelles ici et lorsque la collecte des ordures n’est pas faite de manière rĂ©gulière, nous subissons les mauvaises odeurs, les rats,
les chiens errants et les moustiques".
Son voisin explique que "tous les bâtiments, notamment ceux construits dans le cadre des coopératives immobilières, ne disposent pas de niches à ordures, alors les familles jettent leurs poubelles dans les niches des immeubles qui en sont pourvus".
Au niveau du quartier la Tour et Ă proximitĂ© d’un restaurant, une dĂ©charge finit de se consumer. Durant la nuit, des riverains, incommodĂ©s par les mauvaises odeurs et les moustiques ont mis le feu aux ordures ignorant la dangerositĂ© de leur geste, les fumĂ©es de certains matĂ©riaux notamment le plastique Ă©tant cancĂ©rigènes, de l’avis des spĂ©cialistes.
Des arrêts de bus transformés en dépotoirs
Les transporteurs de voyageurs qui assurent la liaison entre l’ancienne et la nouvelle-ville sont, eux aussi, victimes de cette atteinte Ă l’environnement, car des dĂ©potoirs se sont formĂ©s au niveau de certains arrĂŞts.
Un transporteur rencontrĂ© au niveau de l’arrĂŞt du quartier la Tour dĂ©signe l’arrĂŞt de bus, envahi par les sacs poubelles, oĂą il vient de faire descendre de voyageurs, dĂ©clare avec une note de colère : "Je ne trouve plus ou faire descendre les voyageurs."
Depuis la fin du contrat, en dĂ©cembre 2011, d’une entreprise privĂ©e qui Ă©tait chargĂ©e de la collecte des ordures au niveau de la Nouvelle ville, cette tâche ne se fait plus de manière rĂ©gulière.
Pour rĂ©gler ce problème, les autoritĂ©s locales avaient tentĂ©, en dĂ©cembre 2012, d’engager une entreprise Ă©trangère pour prendre en charge la collecte des ordures mĂ©nagères de la municipalitĂ© de Tizi-Ouzou.
Cette dĂ©marche n’a pas abouti, toutefois, pour ’’non-respect de la procĂ©dure rĂ©gissant les marchĂ©s publics’’, a-t-on appris auprès de l’APC