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Edition du 23 Mars 2011



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FESTIVAL DU FILM AMAZIGH
Azeffoun célÚbre le 7e art
23 Mars 2011

Depuis samedi dernier, la ville balnĂ©aire d’Azeffoun, situĂ©e Ă  quelque 65 kilomĂštres au nord-est de Tizi Ouzou vit au rythme de la fĂȘte et du cinĂ©ma. GrĂące au festival du film amazigh, la rĂ©gion est sortie de sa lĂ©thargie. La ville vibre quotidiennement au rythme de plusieurs activitĂ©s culturelles. En plus des projections de toutes sortes de produits audiovisuels, la ville d’Azeffoun accueille aussi chaque jour et ce, depuis le 19 mars passĂ©, des tables rondes, des confĂ©rences, des ventes dĂ©dicaces, des rĂ©citals poĂ©tiques ainsi que des spectacles de chant.

La population d’Azeffoun, aussi bien Ă  titre individuel, en tant que mouvement associatif que les autoritĂ©s locales s’est impliquĂ©e de maniĂšre trĂšs active dans l’organisation et dans l’accompagnement de cet Ă©vĂ©nement culturel mais aussi qui revĂȘt des dimension touristique et Ă©conomique. En tout Ă©tat de cause, le festival du film amazigh est un Ă©vĂ©nement qui n’a laissĂ© indiffĂ©rent aucun pan de la sociĂ©tĂ© dans la rĂ©gion. MĂȘme pour interpeller les autoritĂ©s sur un problĂšme de litige, une famille a choisi dĂ©libĂ©rĂ©ment la pĂ©riode du festival pour procĂ©der au barrage de la route principale reliant Tizi Ouzou Ă  Azeffoun et ce, dans la journĂ©e de lundi dernier. Mais cela, s’il a empĂȘchĂ© l’universitaire et Ă©crivaine Denise Brahimi et d’autres chercheurs de se rendre Ă  la maison de la culture de Tizi Ouzou pour y animer une journĂ©e d’Ă©tude sur la critique cinĂ©matographique, ça n’a pas empĂȘchĂ© les autres activitĂ©s de se poursuivre dans pas moins de quatre sites de la ville d’Azeffoun que sont la salle omnisports, le centre culturel « Tahar Djaout », la bibliothĂšque communale et la salle des fĂȘtes de la ville amĂ©nagĂ©e en salle de projection d’une capacitĂ© de 200 places. Toutefois, il y a lieu de dĂ©plorer que les organisateurs, bien qu’ils semblent avoir fait du mieux qu’ils pouvaient, n’ont pas prĂ©vu l’affluence record du public. Ce qui a créé des perturbations au niveau des salles de projection qui ne pouvaient de toute Ă©vidence accueillir autant de monde. Cette imperfection vient relancer le problĂšme de l’absence d’infrastructures Ă  mĂȘme d’abriter ce genre d’activitĂ©s. Le commissaire du festival, Assad El Hachemi, n’a pas ratĂ© l’occasion, lors de son point de presse quotidien, pour lancer un appel aux Ă©lus locaux d’Azeffoun afin de cĂ©der la salle des fĂȘtes au secteur de la culture pour qu’elle soit transformĂ©e en salle de projection cinĂ©ma. Cette demande est rĂ©alisable d’autant plus que la population locale a exprimĂ© son vƓux ardent que le festival du film amazigh ne soit plus dĂ©localisĂ© de la rĂ©gion et qu’il soit de ce fait dĂ©finitivement domiciliĂ© Ă  Azeffoun. InterrogĂ© sur cette question, Assad sans Ă©carter cette Ă©ventualitĂ©, a toutefois expliquĂ© que pour le moment il est encore prĂ©maturĂ© pour se prononcer. Une chose est sĂ»re, a rappelĂ© le commissaire du festival, ce dernier est dĂ©finitivement domiciliĂ© dans la wilaya de Tizi Ouzou, et ce, suite Ă  la dĂ©cision de Khalida Toumi ministre de la Culture.

Par : Lounes Bougaci

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