Le Midi Libre - Midi Est - Le centre d’enfouissement technique renforcĂ©
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Edition du 16 Octobre 2010



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Constantine, gestion des déchets ménagers
Le centre d’enfouissement technique renforcĂ©
16 Octobre 2010

Le CET en tant que site amĂ©nagĂ© a Ă©tĂ© livrĂ© mais un lot de structures indispensables Ă  la mise en activitĂ© de l’ouvrage ne serait pas encore finalisĂ©. Il s’agit de la loge de garde avec le pont-bascule, l’atelier d’entretien des engins et, enfin, la clĂ´ture en bĂ©ton du site, dont le taux de rĂ©alisation actuel a atteint les 30%.

Un second centre d‘enfouissement technique sera opĂ©rationnel dans un avenir proche Ă  Constantine. Il s‘agit du CET de Doghra, dans la commune de Zighoud-Youcef, Ă  une trentaine de kilomètres du chef-lieu de wilaya. Selon les services de l‘environnement, le centre en question sera destinĂ© Ă  la rĂ©ception quotidienne des dĂ©chets mĂ©nagers de quatre communes, en l‘occurrence Hamma- Bouziane, BĂ©ni-H‘midène, Zighoud-Youcef et Didouche-Mourad. D‘une capacitĂ© de 150 tonnes/jour, sa rĂ©alisation aura coĂ»tĂ© 25 milliards de centimes. Le CET en tant que site amĂ©nagĂ© a Ă©tĂ© livrĂ© mais un lot de structures indispensables Ă  la mise en activitĂ© de l‘ouvrage ne serait pas encore finalisĂ©. Il s‘agit de la loge de garde avec le pont-bascule, l‘atelier d‘entretien des engins et, enfin, la clĂ´ture en bĂ©ton du site, dont le taux de rĂ©alisation actuel a atteint les 30%. En raison de ces travaux, la rĂ©ception officielle du second centre d‘enfouissement de la wilaya sera renvoyĂ©e, selon les responsables, Ă  la fin du premier trimestre 2011. Auparavant, il faudra procĂ©der Ă  l‘acquisition d‘Ă©quipements et matĂ©riels adĂ©quats pour assurer un fonctionnement optimal dont un bulldozer, un collecteur, des chargeuses, des camions de gros tonnage et un pont-bascule. Ce CET vient renforcer le premier, celui de Boughrab, dĂ©jĂ  opĂ©rationnel depuis mars 2010. Il est situĂ© sur le territoire de la commune de Benbadis (ex-El-Aria) et dispose d‘une capacitĂ© de traitement de 500 tonnes/jour. La plus grande dĂ©charge publique de la wilaya, Ă  savoir celle situĂ©e sur la route d‘Ain Smara vers la nouvelle ville Ali-Mendjeli, a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©e vers ce site. C‘Ă©tait un soulagement pour toute une agglomĂ©ration qui n‘en pouvait plus des odeurs, des Ă©manations de poussières qui mettaient sa santĂ© en danger Ă  chaque fois que des milliers de tonnes de dĂ©chets sont incinĂ©rĂ©es. Au niveau de l‘un comme de l‘autre, un pont-bascule est installĂ© Ă  l‘entrĂ©e de la loge de garde. Il fait office de balance pour dĂ©terminer le volume, plus prĂ©cisĂ©ment le poids, des chargements dĂ©posĂ©s par les camions des collectivitĂ©s ou des entreprises. Car les opĂ©rations de traitement et d‘enfouissement des ordures sont, on ne peut plus, payantes. Ainsi, la tonne de dĂ©chets sera facturĂ©e Ă  350 dinars, comme c‘est le cas dans le CET de Benbadis. Avec ces deux CET, Constantine investit progressivement dans des techniques de gestion des dĂ©chets qui prĂ©servent et la santĂ© du citoyen et l‘environnement. Mais pour l‘heure, le pari est loin d‘ĂŞtre gagnĂ©. Les dĂ©charges sauvages prolifèrent de jour en jour et des espaces verts se transforment en dĂ©potoirs. Sur le tronçon de la RN5 reliant Constantine Ă  AĂŻn Smara, plusieurs «petites dĂ©charges» prennent naissance. DĂ©chets lourds, gravats, chutes de tissus, emballages, entre autres y sont rĂ©gulièrement dĂ©posĂ©s en dĂ©pit de l‘existence de panneaux signalĂ©tiques interdisant formellement le dĂ©pĂ´t de tout dĂ©chet, de quelque nature que ce soit.

Pont Sidi-Rached
Projet de sauvegarde en perspective
Constantine qui regorge de patrimoine architectural se trouve aussi dans l’obligation de le prĂ©server et de l’entretenir. C’est le cas du pont Sidi-Rached qui reprĂ©sente Ă  lui seul plus d’une centaine d’annĂ©es de l’histoire de la ville du Vieux rocher. Dans cette optique, un projet de 70 milliards de centimes destinĂ© Ă  son entretien et sauvegarde est prĂ©vu, selon la direction des travaux publics. Ouvert Ă  la circulation en 1912, il comprend 27 arches dont la plus large est de 70 mètres de diamètre. Avec une longueur de 447 mètres et une largeur de 10,5 mètres, le pont qui porte le nom du Saint de la ville est dĂ©crit par comme un « grand repère fascinant » d’un point de vue architectural et urbanistique. ConsidĂ©rĂ© parmi les plus hauts ponts de pierre dans le monde, Il occupe une bonne place sur la carte touristique de la ville. Malheureusement, ce monument historique est sujet aux affres des glissements de terrain, phĂ©nomène très rĂ©pandu sur ce site. La circulation automobile, très dense Ă  ce niveau, qui caractĂ©rise cette « unique passerelle » entre les hauteurs de Constantine et le centre-ville, a assenĂ© beaucoup de coups Ă  la stabilitĂ© du monument. Il a Ă©tĂ© de tout temps sous surveillance permanente tant la fragilitĂ© de la structure, accentuĂ©e par l’Ă©rosion due aux eaux souterraines, Ă©tait devenue fort inquiĂ©tante. Les usagers de ce pont peuvent constater de visu l’avancement des fissurations et des lezardes.Une ancienne Ă©tude menĂ©e par la sociĂ©tĂ© Simecsol a Ă©tĂ© finalement abandonnĂ©e en raison de son infaisabilitĂ© sur ce genre d’ouvrages. Les autoritĂ©s n’ont pas pour autant baissĂ© les bras. D’ailleurs, ils n’en ont pas le droit. Actuellement, une autre expertise de maintenance est sollicitĂ©e. L’entreprise algĂ©rienne Sapta serait en position de prĂ©senter le dossier le plus appropriĂ©.

Viaduc Transrhumel
L’expropriation Ă©valuĂ©e Ă  des milliards
Une enveloppe de 33 milliards de centimes sera rĂ©servĂ©e Ă  l’opĂ©ration d’indemnisation des personnes morales ou physiques devant subir une expropriation dans le cadre du projet du viaduc TransRhumel, selon la directeur des travaux publics (DTP) lors de son intervention au forum de la radio. Le projet du viaduc TransRhumel qui reliera les hauteurs du plateau d’El-Mansoura Ă  la place de l’ONU nĂ©cessite, pour sa rĂ©alisation, la destruction de plusieurs biens immobiliers appartenant Ă  des particuliers ou Ă  la collectivitĂ©. Pour baliser l’itinĂ©raire du premier pont post-independance Ă  Constantine, il faudra recourir au rasage d’un grand pan du patrimoine bâti dont le siège du cadastre, des manufactures, des habitations et mĂŞme une partie du parking de l’Entreprise de tĂ©levision. C’est du moins ce que l’ex-wali de Constantine, Abdelmalek Boudiaf, a affirmĂ© Ă  plusieurs reprises. Aujourd’hui, il semblerait que la donne n’ait pas totalement changĂ© mais que l’Ă©valuation ait Ă©tĂ© revue. RecadrĂ©e, l’opĂ©ration de destruction, selon toujours le DTP, ne touchera finalement qu’un lot de quatre maisons implantĂ©es sur le site jouxtant le siège du CPA (ex-transatlantique), cinq stations-services, dont deux situĂ©es au niveau du chalet des pins ainsi qu’un terrain appartenant Ă  la 5e RĂ©gion militaire, d’une superficie estimĂ©e Ă  1,5 hectare.

Parking à étages
Location aux enchères publiques
L’inauguration officielle du parking Ă  Ă©tages, reportĂ©e Ă  plusieurs reprises, n’est toujours pas arrĂŞtĂ©e. A contrario, sa mise en location aux enchères publiques devrait en principe se faire Ă  la mi-novembre, selon certains Ă©lus. Le chantier qui a accusĂ© des annĂ©es de retard, puisque entamĂ© au dĂ©but des annĂ©es 2000, est Ă  son stade final. Les cloisons autour du site ont Ă©tĂ© enlevĂ©es en grande partie et les crĂ©dits pour l’installation de l’Ă©clairage public et la rĂ©fection des trottoirs de la rue Zaâmouche contenant l’Ă©difice sont disponibles. La mise en adjudication du parking se dĂ©roulera Ă  la salle des dĂ©libĂ©rations au niveau du siège de la mairie du Vieux rocher. Le prix plancher fixĂ© pour une location annuelle est de 750 millions de centimes. Lors d’une assemblĂ©e plĂ©nière prĂ©cĂ©dente, cette mise Ă  Ă©tĂ© proposĂ©e Ă  hauteur d’un milliard et demi mais très vite elle fut revue Ă  la baisse de peur de n’avoir aucun soumissionnaire. Quoi qu’il en soit, selon les exigences inhĂ©rentes Ă  la location, il est fait obligation Ă  toute personne physique ou morale dĂ©sirant participer Ă  ces enchères d’avancer, en terme de garantie et caution, la somme de 50 millions de centimes. Le bail de location sera d’une durĂ©e de trois ans et couvrira autant les Ă©tages du parking que les 17 locaux commerciaux y attenants.

Par : Naima Djekhar

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