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Championnat de France
Marseille, le défi de l’an II
5 Août 2010

La moisson de titres de la saison dernière a placé la barre très haut pour Marseille et son entraîneur Didier Deschamps, toujours dans l’attente de ragaillardir un effectif jugé trop court pour enfin passer un tour en Ligue des champions et contraint de composer avec les velléités de départ de son buteur Mamadou Niang.

Champion de France, vainqueur de la coupe de la Ligue et du Trophée des champions: après 18 ans de disette nationale, l’OM a tapé fort pour la première saison de Deschamps comme coach. Le recrutement prestigieux opéré à l’été 2009 y était pour beaucoup.
Des abandons de créances décidées avant son décès par l’actionnaire Robert Louis-Dreyfus avaient il est vrai facilité la tâche, dans un contexte interne à l’époque aussi déstabilisé que déstabilisant.
Véritable patron du sportif aux prérogatives largement adoubées par le nouveau président Jean-Claude Dassier, Deschamps avait su exploiter au mieux cette marge de manoeuvre, attirant au Vélodrome des hommes qui s’avéraient vraiment décisifs (Lucho, Mbia, Heinze, Diawara).
Les dirigeants marseillais sont conscients des attentes nées de cette saison de tous les succès.
Ils ont encore en tête les images de liesse populaire qu’ils ont provoquées. Leur objectif demeure identique: conserver le titre, à tout le moins se qualifier de nouveau pour la Ligue des champions, et enfin passer un tour de cette épreuve. Depuis trois ans, le club échoue en effet là où Lyon ou Bordeaux ont réussi.
Deschamps qui a renforcé son influence avec l’arrivée de son préparateur physique fétiche Antonio Pintus, a identifié de longue date les besoins pour relever le gant : un attaquant de niveau international pour vraiment franchir le cap offensif sur lequel l’équipe a constamment buté à ce niveau-là, et un milieu défensif puissant pour prendre le relais d’Edouard Cissé.

Départs annoncés
A trois jours de la reprise, aucun de ses vœux n’a pourtant été exaucé. C’est que la donne financière a sensiblement changé: la directive du conseil de surveillance de baisser de 10 à 15% une masse salariale d’environ 65 M euros limite en effet le champ des possibles.
Surtout que, si coup de pouce de l’actionnaire il y a, ce sera cette fois sans abandon de créances... Crise financière oblige, l’atonie générale du marché, français comme européen, retarde aussi les ventes de joueurs, impératives pour lancer ce mercato.
Concilier réalité financière pressante et ambition sportive contraint Deschamps à la patience et à la raison. D’autant que le départ annoncé de Ben Arfa, las de ronger son frein sur le banc, après celui de Koné dépeuple un peu plus son rayon attaquants, et que Niang, pourtant 3e salaire de l’équipe et meilleur buteur du championnat en 2009-2010 (18 réalisations), est bien décidé à rejoindre Fenerbahçe...
En attendant l’arrivée de sang neuf, Deschamps peut néanmoins s’appuyer sur "l’ossature" de la saison dernière, en particulier sur la solidité défensive qui semble avoir survécu à l’été malgré la blessure de Diawara.
Il pourrait, par la force des choses, mais pas contre l’air du temps, donner un peu de temps de jeu aux jeunes comme les frères Ayew ou N’Diaye "car doubler les postes avec des joueurs de même valeur sera impossible".
R. L. /AFP

Par : Renaud LAVERGNE

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