Après l’introduction des dispositifs de soutien à l’emploi, il y a une décennie, le secteur en question a connu un second souffle. Les métiers perpétués et relayés par des générations sont repêchés et en passe de se réapproprier la place qui était la leur, il n’y a pas si longtemps.
Le secteur de l’artisanat semble avoir été redéfini, recadré, voire repensé. L’objectif ultime est d’en faire un créneau porteur, générateur de centaines de postes d’emplois. S’il se caractérise dans cette ville, par deux fois millénaire, par sa spécificité et son enracinement dans la société, il a aussi subi les aléas d’une économie de marché qui a provoqué, même indirectement, le déclin de certains de ses métiers, à l’exemple de la dinanderie, la bijouterie, la distillation de l’eau de rose, de l’habillement … Après l’introduction des dispositifs de soutien à l’emploi, il y a une décennie, le secteur en question a connu un second souffle. Les métiers perpétués et relayés par des générations sont repêchés et en passe de se réapproprier la place qui était la leur, il n’y a pas si longtemps. Selon les statistiques rendues publiques par la Chambre de l’artisanat et des métiers, il est d’une évidence que le nombre d’adhérents à cet organisme est en constante augmentation. Pour l’année 2006, ils étaient seulement 3.737 artisans à être inscrits sur le registre de l’artisanat et des métiers. Deux ans plus tard, ce chiffre a pratiquement doublé en passant à 5.228 inscrits. Cette évolution, estimée par les responsables locaux à 40%, trouve son explication dans les avantages et facilités proposés par les multiples dispositifs de soutien mis en place, en appui à la politique de l’emploi. En outre, l’adhésion à la Chambre de l’artisanat assure aux concernés un volet «communication et publicité» assez conséquent. Ils feront connaître leur produit à travers les espaces des expositions et des journées portes ouvertes autour de la PME qui sont organisées très régulièrement et sur tout le territoire de la wilaya. C’est d’ailleurs ce qui a été soutenu par plusieurs artisans, rencontrés, récemment, lors d’une de ces manifestations tenues au centre culturel de la commune d’Aïn Smara. En référence à des brochures distribuées, le nombre d’artisans inscrits au registre de l’artisanat et des métiers, au 31 décembre 2008, est de 5.228 répartis comme suit : 938 dans l’artisanat traditionnel, 1.939 dans l’artisanat de production des biens et 2.351 dans celui de service. Dans son intervention, l’un des responsables de ce secteur précisera que pour l’année 2009, Constantine a réussi à créer 9 mille PME et 6.147 artisans. Et l’on s’attend à d’autres «bons résultats» dans les années à venir…